Philippe-Antoine Merlin

Élements biographiques

Philippe-Antoine Merlin Répertoire universel et raisonné de jurisprudence… (1812-1825)

Rien n'est plus naturel, dans l'enfance des sociétés, que d'exclure de la succession aux biens de la famille, moyennant une dot ou même sans dot, un sexe destiné par la nature à passer dans une famille étrangère, et qui ne peut donner de postérité légitime que par ce changement de famille.
Les premières lois des conquérans des Gaules rentraient, beaucoup dans ce système. Leur esprit général était d'exclure les femelles des successions, soit pour le tout, soit pour la majeure partie, tant en ligne directe qu'en ligne collatérale ; ou du moins de ne les y admettre qu'à défaut de mâles.
Source : Gallica

Philippe-Antoine Merlin Répertoire universel et raisonné de jurisprudence… (1827-1828)

Jamais un Secrétaire , quelque honnête qu'il soit, n'attachera autant d'importance que le juge même à faire rendre un jugement équitable, parce qu'il ne peut pas avoir l'enthousiasme de l'équité au même degré que le magistrat. On ne peut attendre du premier qu'une exactitude servile, tandis qu'il doit sortir de l'âme de l'autre une sublime sévérité de justice.
Source : Gallica

Philippe-Antoine Merlin Répertoire universel et raisonné de jurisprudence… (1812-1825)

Le Don mutuel est bien certainement un contrat aléatoire; c'est un jeu, un véritable jeu de hasard, où l'espérance d'avoir la mise de l'autre forme le prix des risques auxquels soi-même on s'expose. Tout ce qui présente des espérances raisonnables, doit donc entrer dans l'ordre de cette négociation. Ce sont même ces sortes de spéculations qui déterminent la nature de cette espèce de contrats, et qui en constituent l'essence. Il faut donc mettre à côté de la fortune du prémourant, non-seulement les biens du survivant, mais les justes espérances que l'état de sa famille pouvoit lui offrir.
Source : Gallica

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