André Bellessort,
Les Souvenirs d'un seigneur canadien
“ Sur la table, où le couvert était disposé, on commençait seulement à adopter l’usage des couteaux. Jusque-là, chacun apportait le sien, dans sa poche, s’il était à ressort, et, si c’était un couteau-poignard, suspendu à son cou dans une gaine de soie, de maroquin ou d’écorce de bouleau travaillée par les Sauvages. Le couteau des hommes avait d’ordinaire un manche d’ivoire ; celui des dames, un manche de nacre. On conserva longtemps, en guise de verres, des gobelets d’argent dorés à l’intérieur et qui ressemblaient à des calices. ”
