Résumé

Portrait de Geoffrey Chaucer Geoffrey Chaucer Contes de Cantorbéry, traduits en vers français… (1857-1860)

N'ai jamais soupçonné quel fut l'auteur infâme De cet aéte maudit, avant que devant vous Machaigne ait avoué,-l'avez entendu tous Que le susdit couteau, vil instrument du crime, Est fien, et qu'il en fut possesseur légitime : Du-père de Béryn, de son atroce mort, Il doit répondre donc-Décidez de son fort ! Quand Machaigne eut ouï toute cette aventure, De par Geoffroi narrée, il se leva du banc Son visage devint et blême et pâle et blanc, Lors il dit à Béryn : De vilaine nature Ne veux plus t'accuser de faits, fire Béryn, Et contre toi ne veux plus plaider, c'est certain.
Source : Gallica

Portrait de Geoffrey Chaucer Geoffrey Chaucer Contes de Cantorbéry, traduits en vers français… (1857-1860)

Quand Béryn à la fin arriva dans l'église, Que de sa bonne mère il fut près du tombeau, Il changea de couleur, et le dis sans feintise Il devint pâle et blême, et certes n'était beau.
La douleur le frappa d'une rude manière, Si que sans connaissance il tomba fus ! à terre !
Il y resta long-temps avant de s'éveiller, Ses cinq sens étaient morts, ne faut s'émerveiller ; Quand il revint à lui, crois qu'il vit sans lacune, Que des petits, des grands se fiche la fortune.
Lors il frappa des pieds, s'arracha les cheveux, Et des pleurs, de vrais pleurs coulèrent de ses yeux.
Source : Gallica

Portrait de Geoffrey Chaucer Geoffrey Chaucer Contes de Cantorbéry, traduits en vers français… (1857-1860)

Chacun de nous croyait être à son dernier jour,
Si qu'on se confessait l'un à l'autre à ton tour, Et qu'on faisait des vœux—de jeûner par exemple, Ou de Jérusalem d'aller à pied au temple ; Je l'avouerai, vraiment nous étions aux abois, Jusqu'à ce qu'à la fin Dieu permit qu'une voix S'entendit, qui disait que si Béryn, mon Maître, Voulait de tous les Tiens affurer le bien-être, Il devait s'engager, s'engager par un vœu Pour garant de sa foi prenant un saint, ou Dieu En mettant pied à terre-à boire, et ce, d'emblée, Sans eau fraîche surtout, de la mer l'eau salée !
Source : Gallica

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