Résumé

Fernand Verdier Étude sur les gains de survie entre époux… (1869)

C'est une aumône que la loi fait au conjoint survivant qui se trouve dans la pauvreté. Elle a quelque chose de blessant pour la dignité des époux, d'humiliant pour celui qui la reçoit. Elle n'est point en rapport avec la sainteté et l'étroitesse des liens qui unissent le mari et la femme, avec l'affection qui en résulte. Il nous faut une disposition plus large, qui, plaçant les époux au même niveau, réalise l'idéal d'égalité qui est de l'essence du mariage chrétien et soit en parfaite relation avec les sentiments que cette communion intime d'intérêts et de personnes fait présumer.
Source : Gallica

Fernand Verdier Étude sur les gains de survie entre époux… (1869)

C'est le mérite des pays coutumiers d'avoir adopté, comme règle de l'union conjugale et des rapports des époux, un régime qui était mieux en harmonie avec le type chrétien du mariage et de la famille. La communauté, en faisant participer la femme aux bénéfices opérés pendant la vie commune, et en la plaçant sur un pied d'égalité avec son mari, lui assure la position honorable à laquelle elle a droit, et la met à l'abri d'une déchéance aussi contraire à la dignité du mariage qu'à l'intérêt de la société. Mais la communauté n'est pas toujours fructueuse
Source : Gallica

Fernand Verdier Étude sur les gains de survie entre époux… (1869)

Il ne faut pas oublier qu'à côté de l'époux, de l'épouse, se trouvent les enfants ; qu'eux aussi ont des droits non moins sacrés, qui ne doivent pas être sacrifiés ; qu'il existe encore d'autres parents dont il est bon de ne pas méconnaître les titres. Il importe aussi de ne pas perdre de vue que, dans plus d'une occasion, l'époux, par sa conduite, se plaçant en dehors de la règle générale qui sert de fondement à la loi, se rend indigne des avantages qu'elle assure au conjoint qui n'a manqué à aucun des devoirs qui naissent de l'union conjugale.
Source : Gallica

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