Jules-Marie-Hippolyte Rimasson

Résumé

Jules-Marie-Hippolyte Rimasson Des donations entre époux en droit romain… (1867)

Un homme, qui a trois enfants, lègue la moitié de l'usufruit de ses biens à sa femme, et un quart de nu-propriété à un étranger. Ou bien, un homme sans enfants, mais dont le père vit encore, laisse un testament par lequel il lègue à son neveu les trois quarts de sa fortune, et à sa femme l'usufruit du quart réservé à son père. Nous soutenons que ces deux legs ne doivent pas être réduits, puisque réunis l'un à l'autre ils n'excèdent pas la quotité disponible la plus forte, et que chacun d'eux pris séparément ne dépasse pas non plus les limites de ce qu'un étranger ou un époux peut recevoir.
Source : Gallica

Jules-Marie-Hippolyte Rimasson Des donations entre époux en droit romain… (1867)

Si le donateur a trois enfants de son mariage, sa faculté de disposer serait donc entièrement épuisée? ce n'est pas possible. N'est- il pas juste que l'époux ayant donné à sa femme une partie de la quotité de l'art. 1094, puisse encore récompenser un bienfait, ou réparer les inégalités que le hasard a pu établir entre ses enfants, et qu'il n'a pas prévues, lors de la donation. Si on lui refuse ce droit, on détruit la puissance paternelle ; on brise, dans les mains du père de famille, le pouvoir si moral dont il est nécessaire qu'il soit investi
Source : Gallica

Jules-Marie-Hippolyte Rimasson Des donations entre époux en droit romain… (1867)

De plus, dans le système de nos adversaires, on change arbitrairement et illégalement la nature de la disposition. Un homme donne à sa femme la moitié de ses biens en usufruit ; comment raisonne-t-on pour prétendre qu'il ne peut rien donner à un étranger ? On dit que, si le bénéfice spécial au conjoint n'avait pas existé, la donation à lui faite de moitié en usufruit se serait trouvée excessive, et aurait été transformée par l'héritier, en un quart de pleine propriété ; qu'ainsi tout le disponible ordinaire aurait été épuisé
Source : Gallica

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