Droit de rétention

Définition et enjeux

Ernest Glasson,  Du Droit d'accroissement entre co-héritiers et entre co-légataires… (1862)

“ On peut définir le droit de rétention un droit réel, indivisible et accessoire, accordé, en général, au possesseur ou au détenteur de la chose d'autrui et en vertu duquel il est autorisé à en conserver la possession ou la détention jusqu'au paiement de ce qui lui est dû, à raison ou à l'occasion de cette chose, ou même de toute autre dette, lorsqu'il existe à cet égard une disposition expresse de la loi ou une convention formelle des parties. On appelle rétenteur celui qui jouit de ce droit, et rétentionnaire celui dont la chose est retenue. ”
Source : Gallica

Antoine Vachez,  Du Droit de rétention, thèse pour le doctorat… (1860)

“ Dans un sens général, on entend par rétention le fait de détenir la chose d'autrui, à un titre quelconque. Mais dans le sens spécial que nous lui donnons dans cette étude, le droit de rétention consiste dans la faculté conférée au possesseur d'un meuble ou d'un immeuble de refuser de s'en dessaisir, jusqu'à ce que le propriétaire de la chose retenue exécute l'obligation dont il est tenu envers lui. ”
Source : Gallica

Antoine Vachez,  Du Droit de rétention, thèse pour le doctorat… (1860)

“ Aussi les lois du Digeste et du Code consacrent-elles de nombreuses applications du droit de rétention.
Dans notre législation actuelle, comme dans notre ancien droit, les cas où l'exercice de ce droit est accordé sont également nombreux. Parfois néanmoins cette faveur est formellement refusée. Mais, le plus souvent, le législateur garde le silence sur ce point, et nous oblige à nous demander si le droit de rétention doit être admis en principe : question dont la difficulté augmente par l'absence d'une règle générale sur la matière.
”
Source : Gallica

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