Résumé

Antoine Vachez Du Droit de rétention, thèse pour le doctorat… (1860)

Dans un sens général, on entend par rétention le fait de détenir la chose d'autrui, à un titre quelconque. Mais dans le sens spécial que nous lui donnons dans cette étude, le droit de rétention consiste dans la faculté conférée au possesseur d'un meuble ou d'un immeuble de refuser de s'en dessaisir, jusqu'à ce que le propriétaire de la chose retenue exécute l'obligation dont il est tenu envers lui.
Source : Gallica

Antoine Vachez Du Droit de rétention, thèse pour le doctorat… (1860)

Le débiteur ne pourra dépouiller lui-même le créancier nanti, cela va de soi. Mais s'il lui est permis de le faire déposséder par un tiers, ne lui sera-t-il pas facile detrouver un ami complaisant, au profit duquel il souscrira une obligation simulée? Un système qui favorise ainsi la fraude ne peut être celui -de la loi. D'ailleurs, il est impossible d'admettre que le débiteur puisse conférer à des tiers plus de droits qu'il n'en a lui-même, et détruire, au moyen d'un détour, le droit du créancier rétenteur.
Source : Gallica

Antoine Vachez Du Droit de rétention, thèse pour le doctorat… (1860)

En outre, la rétention peut s'exercer sans qu'il soit nécessaire que la créance soit liquide. Leurs effets sont bien différents aussi : la compensation a lieu de plein droit et éteint deux créances l'une par l'autre à l'instant même qu'elles coexistent; jamais, au contraire, le droit de rétention n'a lieu de plein droit; jamais non plus il ne confère au possesseur la propriété de la chose.
On ne doit pas davantage le confondre avec la revendication, non plus qu'avec l'action en résolution, puisque ces derniers moyens ont pour objet non pas d'assurer l'exécution du contrat
Source : Gallica

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