Jules Mazelié

Élements biographiques

Jules Mazelié Étude sur le droit de rétention… (1868)

Non ; si le propriétaire aliène, il ne pourra livrer la chose à l'acquéreur tant qu'existera le droit de rétention, et l'acquéreur se refusera à payer le prix, ou paiera sur le prix la créance du rètenteur. Et l'antichrèse, qui n'est qu'un droit de rétention conventionnel, n'est-elle pas un droit réel et un démembrement de la propriété? La rétention changera-t-elle de caractère parce que la cause génératrice se trouvera dans la loi, au lieu d'être une convention ? Est-ce que l'essence du droit hypothécaire est modifiée quand l'hypothèque est légale au lieu d'être conventionnelle ?
Source : Gallica

Jules Mazelié Étude sur le droit de rétention… (1868)

Notre raison se refuse à comprendre comment, de ce seul fait qu'une personne est créancière d'une autre, peut résulter pour la première la faculté de retenir le corps certain qui appartient à la deuxième. L'enrichissement injuste, écarté par l'exercice du droit de rétention, ne nous paraît possible que lorsque la valeur de la créance réclamée est venue en quelque sorte se confondre avec la valeur de la chose due. Dans ce cas, mais seulement dans ce cas, le patrimoine du propriétaire de la chose reçoit une augmentation préjudiciable au rétenteur.
Source : Gallica

Jules Mazelié Étude sur le droit de rétention… (1868)

Le rétenteur, qui fait vendre lui-même la chose, ne vient qu'au marc le franc avec les autres créanciers. Si la vente est requise par tout autre créancier, ou opérée par le débiteur lui-même, le rétenteur jouit indirectement d'un droit de préférence, car il ne peut être contraint à se dessaisir tant qu'il n'est pas intégralement payé. En outre, le privilége est, en principe, un droit que la loi fait découler de la qualité de la créance, et il n'y à de créances privilégiées que celles auxquelles un texte formel accorde cette qualité.
Source : Gallica

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