Antoine-Gabriel-Aimé Jourdan, Mémoires sur les journées de septembre 1792… (1858)
“ Il est évident que l'on voulait alors me sauver ; mais l'arrêté rendu par trois scélérats de la section de l'Arsenal, dans la nuit qui précéda le 2 septembre , avait changé toutes ces bonnes dispositions. Ma perte venait une seconde fois d'être jurée. Déjà on se disposait à l'affreux massacre ; nous touchions au moment fatal. On nous apporte à dîner : il était deux heures ; on entend tirer le canon d'alarme; chacun des prisonniers s'en étonne. Un trouble subit agite toutes les âmes; tout y jette l'épouvante et l'horreur. ”
