Catherine Baker

Élements biographiques

Catherine Baker,  Pourquoi faudrait-il punir

“ Le châtiment peut-il disparaître ? Non, pas plus que la cruauté des hommes. Il réapparaîtra, s’il le faut, en dehors du droit pénal. Il est la condition de toute loi et la loi la condition de toute société. Mais rien ne nous empêche, vivant en société sans pouvoir y échapper, de nous élever contre ce qu’elle sécrète comme les punitions, la violence, le travail, l’argent. Pourquoi devrions-nous, réduits en cet esclavage, ne pas garder un esprit libre ? Nous pouvons bien regretter ce que devient ce monde et fièrement refuser notre aliénation. ”
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Catherine Baker,  Insoumission à l’école obligatoire (1985)

“ C’est un grand mystère pour moi que la volonté humaine : savoir ce qu’on veut, puis le vouloir, est-ce donc si fou ? Pourquoi partout cette vase épaisse où se débattent et s’enlisent les humains ? Qu’est-ce que c’est que cette incapacité de bâtir une digue ferme à partir de ce qu’on connaît de son idée du bonheur ? Est-ce que tout le monde ne se dit pas un jour ou l’autre : « Quel est mon plus grand désir sur cette terre ? » J’adorerais vivre sur une planète où les gens, enfants et adultes, chercheraient à réaliser leurs rêves. ”
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Catherine Baker,  Pourquoi faudrait-il punir

“ C’est aussi pour des raisons principalement éthiques (au moins pour les deux premières) qu’on supprime dans la plupart des pays la peine de mort : parce qu’il y a forcément des erreurs judiciaires sans possibilité de rendre les années de vie arrachées, parce qu’elle flatte le sadisme de beaucoup, parce qu’elle est inutile. Ces trois raisons restent tout aussi valables en ce qui concerne l’incarcération.
La prison n’est cependant qu’un épiphénomène, elle n’est la grande punition que parce qu’il y a eu jugement.
Or il est impossible de juger. Aucun homme ne peut en juger un autre.
”
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