Résumé

Catherine Baker Insoumission à l’école obligatoire (1985)

Que ce soit l’amour d’une chose ou d’un être, qu’il soit unique ou multiple, il exige toujours du temps. Le temps scolaire dévore la liberté d’aimer. Tombe-t-on amoureux que les notes en pâtissent. Ils sont bien petits ceux qui lors savent s’organiser pour ne pas faire baisser la moyenne.
Certes il est possible d’aimer avec sa seule tête. C’est bien un peu dommage. L’amour en sa gloire fait pétiller le sang et l’eau de notre corps, bouleverse notre sexe et nous brûle de toutes ses laves. En son vertige, il nous rougit, nous pâlit, nous vrille.
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Catherine Baker Insoumission à l’école obligatoire (1985)

C’est un grand mystère pour moi que la volonté humaine : savoir ce qu’on veut, puis le vouloir, est-ce donc si fou ? Pourquoi partout cette vase épaisse où se débattent et s’enlisent les humains ? Qu’est-ce que c’est que cette incapacité de bâtir une digue ferme à partir de ce qu’on connaît de son idée du bonheur ? Est-ce que tout le monde ne se dit pas un jour ou l’autre : « Quel est mon plus grand désir sur cette terre ? » J’adorerais vivre sur une planète où les gens, enfants et adultes, chercheraient à réaliser leurs rêves.
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Catherine Baker Insoumission à l’école obligatoire (1985)

Être ému veut dire être remué, bouger. Et comment ne clamerais-je pas le toujours profond événement d’être un moment touché par l’existence de quelqu’un ? Je connais le bonheur d’être séduit et les doux malheurs enchantés. Je tiens à te dire, petite grande, qu’en ce chapitre, s’il m’arrive de critiquer des attitudes que je trouve sournoises, je demeure volontairement silencieuse quant à ce qui se passe amoureusement entre un enfant et un adulte. Car je n’ai rien à dire de ce secret entre deux êtres qui dépassent l’âge, le sexe, les connivences ou répulsions de leur milieu pour se trouver.
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