Catherine Baker, Insoumission à l’école obligatoire (1985)
“ Que ce soit l’amour d’une chose ou d’un être, qu’il soit unique ou multiple, il exige toujours du temps. Le temps scolaire dévore la liberté d’aimer. Tombe-t-on amoureux que les notes en pâtissent. Ils sont bien petits ceux qui lors savent s’organiser pour ne pas faire baisser la moyenne. Certes il est possible d’aimer avec sa seule tête. C’est bien un peu dommage. L’amour en sa gloire fait pétiller le sang et l’eau de notre corps, bouleverse notre sexe et nous brûle de toutes ses laves. En son vertige, il nous rougit, nous pâlit, nous vrille. ”
