Résumé

Georges Paul-Boncour Les anomalies mentales chez les écoliers… (1905)

Un adulte qui rêva avoir tombé du cinquième étage dans la rue, sait bien au réveil qu'il n'est pas tombé; il connaît les conséquences ordinaires d'une telle chute, et n'eût-il d'autre preuve contre l'idée qui lui est venue il en conclurait par l'absurde qu'il a rêvé. Mais l'enfant d'esprit mal développé, a-t-il déjà en son esprit de quoi faire tous ces raisonnements? Pour beaucoup d'écoliers mentalement anormaux, la trame des souvenirs puisés dans le réel est si faiblement tissée, que les rêves y entrent facilement, et c'est pourquoi ils mêlent si volontiers dans leurs récits le rêve au réel.
Source : Gallica

Georges Paul-Boncour Les anomalies mentales chez les écoliers… (1905)

Le mensonge de l'instable est versatile comme sa mentalité : c'est n'importe quoi, et d'ailleurs l'écolier n'y persiste guère. Il se coupe et varie constamment, n'étant pas stéréotypé dans des formules qu'il est incapable de suivre.
Chez d'autres enfants, le mensonge est tout automatique : ce sont, en quelque sorte, des impulsions ou des réflexes. L'enfant ment alors par simple déclanchement, parce que cela lui traverse l'esprit ; il ment comme il prononce des mots obscènes.
Source : Gallica

Georges Paul-Boncour Les anomalies mentales chez les écoliers… (1905)

Pour expliquer les formes plus complexes et de degré supérieur, il faut tenir compte de nouveaux éléments, que l'imagination tire très souvent des rêves et substitue à la réalité, sans que la mentalité de l'enfant lui permette de discerner les caractères différentiels du réel et de l'irréel.
Durant les premières années de l'enfance, le monde de l'imagination, et celui du réel se mêlent constamment dans l'esprit de l'enfant; la croissance normale de sa mentalité opère la séparation entre ces deux éléments : fantaisie qui correspond à l'irréel et au mensonge — expérience ou réalité vraie.
Source : Gallica

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