Résumé

Firmin Maillard Le gibet de Montfaucon : (étude sur le vieux Paris… (1863)

En 1760, comme les faubourgs Saint-Martin et du Temple commençaient à se peupler, on détruisit le gibet et on le transporta à l'endroit où est la grande voirie que l'on appelle aussi Montfaucon ; mais on n'y pendit plus. — Il en fut de même pour les expositions : le gibet royal resta comme un symbole de la haute justice du trône, et l'on ne fit plus qu'enterrer à son ombre les suppliciés de la place de Grève. Le patient auquel on venait d'arracher la vie était transporté dans la salle basse du Pilori
Source : Gallica

Firmin Maillard Le gibet de Montfaucon : (étude sur le vieux Paris… (1863)

On sait que le Parlement mit en accusation Coligny mort, le déclara, par arrêt du 27 octobre 1572, coupable de lèse-majesté, et le condamna à être pendu par figure au gibet de Montfaucon. En effet, on traîna sur la claie un homme fait de paille, représentant l'amiral Coligny ; par une dérision cruelle, et en souvenir d'une habitude de ce malheureux, le fantôme tenait dans sa bouche un cure-dent.
C'est peut-être le seul exemple d'un homme subissant deux fois cette exposition ignominieuse (1) .
Source : Gallica

Firmin Maillard Le gibet de Montfaucon : (étude sur le vieux Paris… (1863)

Malheureux espace de terre, Au gibet public consacré ; Terrain où l'on a massacré Cent fois plus d'hommes qu'à la guerre; Certes, Grève, après maint délict, Vous estes, pour mourir, un lit Bien commode pour les infâmes, Puisqu'ils n'ont qu'à prendre un bateau, Et, d'un coup d'aviron , leurs âmes S'en vont au Paradis par eau.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature