Fourche patibulaire

Définition et enjeux

Portrait de Louis Du Bois Louis Du Bois Glossaire du patois normand

Le fourc (dont on ne prononce pas le c) est, suivant Nicot, «toute chose qui fait un angle aigu. Ainsi dit-on le fourc d'un arbre, des doigts, du chemin, des rues: d'où vient ce mot quarre-fourc par composition de quarré et fourc. De ce mot sont dérivés fourches, et semblables». On ne l'emploie, en patois, que dans ces locutions: le fourc du derrière, le fourc d'une culotte. On dit le fourchet d'un arbre. Du substantif latin furca, fourche. A.
FOURCELLE: estomac. En Roman, forcel. Sur ce mot, nous avons donné une note détaillée dans notre édition de Basselin, p. 50.
Source : Gutenberg

Charles-Raoul de Montesson Vocabulaire du Haut-Maine (Nouvelle édition augmentée… (1859)

Dans notre idiome, toutes les parties du corps où il y a bifurcation ou simplement jonction, portent un nom qui se rapporte à fourche ou fourchu. Dans le cas qui nous occupe, la rencontre du larynx et de l'oesophage a créé fourgane, qui se donne, par extension, à la bouche, au palais, au visage, à la gueule d'un animal, etc.
Source : Gallica

André Baillon Moi quelque part

Quand je remue le jardin, je n’emploie pas la bêche trop brutale, mais la fourche. Plus légère, elle brise le sol et lâche entre ses dents les mottes trop pesantes.
Indulgente, la terre ferme les yeux et se laisse faire ; à ma fourche elle donne ce que les autres lui demandent à coups de bêche : un peu de blé, des carottes, quelques choux et parfois un gros ver de corail rouge.
Tout ce que Marie sème pousse dru, touffu, trop serré.
Source : Wikisource

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