Jules-Théodore Pellier

Résumé

Jules-Théodore Pellier La selle et le costume de l'amazone… (1897)

Voyez cette gravure de Môreau qui représente une dame élégamment placée en selle sur un cheval ardent; sa taille est cambrée ; on voit à son attitude une recherche de posture étudiée. Ce n'est plus le laisser-aller maladroit et disgracieux d'une personne qui se sert de l'animal pour se faire transporter et qui fait simplement de la locomotion; sa tenue est gracieuse, artistique et pratique. Elle présente l'aspect séduisant d'une femme qui s'applique à se bien tenir et à conduire sa monture ; elle a une grande jupe à queue ; et c'est là l'origine de la robe dite amazone.
Source : Gallica

Jules-Théodore Pellier La selle et le costume de l'amazone… (1897)

Les écuyères de cirque ont imaginé de faire mettre sur un surfait les trois fourches et un étrier ; elles montent alors à cru sur le dos de la bête, sans avoir de siège de selle. Ce qui fait, pour le spectateur, l'illusion d'une personne assise sans selle restant en équilibre sans point d'appui, tenant par sa propre adresse et suivant sans déplacements tous les mouvements de sa monture. Ce surfait à fourches est très ingénieux; il est très connu maintenant, aussi les dames qui sont déjà solides en font quelquefois l'essai au manège.
Source : Gallica

Jules-Théodore Pellier La selle et le costume de l'amazone… (1897)

« Comme cette manière de monter à cheval, dit M. Aubert (qui n'a jamais connu que les selles à deux fourches) , offrait beaucoup plus de solidité que celle adoptée aujourd'hui pour les femmes, il y en avait qui devenaient de véritables écuyers par leur aptitude à monter des chevaux de tête fins et vigoureux dans toute la perfection du manège d'académie. » Il est important de constater ici que les dames citées plus haut montaient à califourchon sur des selles munies de battes devant et derrière, appelées selle à piquer ou à la royale.
Source : Gallica

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