Louis Philippe Côté

Résumé

Louis Philippe Côté La Terre ancestrale

De plus en plus égoïste, son plaisir seul comptait ; le bonheur des autres ; « Eh bien, tant pis, c’est de leur faute, qu’ils fassent comme moi ». Dans les premiers temps, il songeait, avec un peu de pitié, au grand délaissement des siens, maintenant, il n’y voulait plus penser. Les saines joies d’antan, la vie libre sur la terre, le patrimoine des aïeux avec sa maison blanche, tout s’effaçait peu à peu dans l’oubli.
Par ce jour fatiguant, Hubert avait souffert de la chaleur, peut-être plus que les autres. Comme un grand nombre, il ne voyait qu’un remède à sa fatigue : la taverne.
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Louis Philippe Côté La Terre ancestrale

Un seul, Paul Lavoie, l’ancien fiancé, vaincu par un amour plus grand que le sien, devina avec son cœur, l’irrévocable décision que la jeune fille avait prise.
Pour la mère, il n’y avait ni surprise, ni énigme à déchiffrer. Autant elle ne doutait pas de sa foi, autant elle était certaine que même sans son fils, il y aurait toujours un maître. Tout comme la rivière qui, après une crue de ses eaux, reprend son lit normal ; tout comme la nature qui, en se procréant, se répète, la terre, dans l’esprit de la veuve, devait infailliblement revenir aux siens.
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Louis Philippe Côté La Terre ancestrale

Il n’avait jamais quitté le sol ouvert à la culture par ses ancêtres depuis plus de deux siècles. La terre était sa grande charmeuse, sa maîtresse, sa passion ; pour elle, il ressentait presque autant d’amour que pour ses enfants. C’est qu’aussi elle était digne d’affection, à cause de sa fécondité toujours entretenue par les bons soins, et de sa magnifique situation au bout du village de Trois-Pistoles. Elle surplombait le fleuve Saint-Laurent, ce majestueux cours d’eau, si large, qu’on dirait un océan et que là-bas on appelle : « la mer ».
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