Louis Philippe Côté, La Terre ancestrale
“ De plus en plus égoïste, son plaisir seul comptait ; le bonheur des autres ; « Eh bien, tant pis, c’est de leur faute, qu’ils fassent comme moi ». Dans les premiers temps, il songeait, avec un peu de pitié, au grand délaissement des siens, maintenant, il n’y voulait plus penser. Les saines joies d’antan, la vie libre sur la terre, le patrimoine des aïeux avec sa maison blanche, tout s’effaçait peu à peu dans l’oubli. Par ce jour fatiguant, Hubert avait souffert de la chaleur, peut-être plus que les autres. Comme un grand nombre, il ne voyait qu’un remède à sa fatigue : la taverne. ”
