Arthur Dourliac, Ma petite (1905)
“ Mieux que personne, elle savait ramener un sourire sur les lèvres de Camille, dissiper la tristesse d'Hubert et même effacer un pli amer au front de Mardoche. Un après-midi, tandis que, son crayon à la main, il retouchait le portrait de la fillette, qui n'avançait guère; fatiguée de garder bien sagement la pose, elle risqua un œil par-dessus le chevalet et s'aperçut que son peintre, plongé dans une vague rêverie, oubliait complètement son modèle. Espiègle, elle se glissa derrière lui, s'approcha sur la pointe du pied et, lui mettant les mains sur les yeux : « Coucou » ! cria-t-elle gaîment. ”
