Arthur Dourliac

Ma petite (1905)

Résumé

Arthur Dourliac,  Ma petite (1905)

“ Mieux que personne, elle savait ramener un sourire sur les lèvres de Camille, dissiper la tristesse d'Hubert et même effacer un pli amer au front de Mardoche.
Un après-midi, tandis que, son crayon à la main, il retouchait le portrait de la fillette, qui n'avançait guère; fatiguée de garder bien sagement la pose, elle risqua un œil par-dessus le chevalet et s'aperçut que son peintre, plongé dans une vague rêverie, oubliait complètement son modèle. Espiègle, elle se glissa derrière lui, s'approcha sur la pointe du pied et, lui mettant les mains sur les yeux : « Coucou » ! cria-t-elle gaîment.
”
Source : Gallica

Arthur Dourliac,  Ma petite (1905)

“ Tous sont là : Camille, Hubert, miss Bell, qui a pardonné à son beau-frère pour l'amour de ses neveux, les jumeaux, Jeanne, M. Angel, les Lansen, même la bonne Noun portant avec précaution le précieux bébé comme jadis « sa petite ».
Les bras s'ouvrent! les mains se pressent, on s'embrasse, on rit, on pleure. Camille effleure du doigt le ruban rouge, « C'est notre père qui doit être content! » dit-elle, glorieuse et recueillie.
”
Source : Gallica

Arthur Dourliac,  Ma petite (1905)

“ « Faut-il aimer la musique ! »
Une heure après, dans la vaste salle où l'éclat des diamants rivalisait avec la lumière électrique, Hubert, assis près de M. Angel qu'il écoutait distraitement, n'avait d'yeux que pour l'avant-scène où Camille intimidée se tenait un peu en arrière de Mme Lansen triomphante.
Sans un bijou, sans une fleur, un simple corsage de mousseline sur sa modeste robe de soie noire, elle était délicieuse de fraîcheur
et de grâce, et ressortait mieux encore dans ce milieu de luxe éclatant et criard où les moins belles épaules sont souvent les plus parées.
”
Source : Gallica

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