“ « Rassure-toi donc, ma pauvre enfant, lui dit-elle avec bonté ; mon mal te brise plus que moi-même. Va, Noun, c’est à toi de te soigner ; tu maigris et tu pleures comme si ce n’était pas à toi de vivre ; ma bonne Noun, la vie est si joyeuse et si belle devant toi ! » Noun pressa avec effusion la main de madame Delmare contre ses lèvres, et dans une sorte de délire jetant autour d’elle des regards effarés : — Mon Dieu ! dit-elle, Madame, savez-vous pourquoi monsieur Delmare est dans le parc ? ”
Noun
Définition et enjeux
Citations sur “Noun”
Charles-Louis-Augustin Letellier, Les lois de la parole, ou Examen critique des bases sur lesquelles reposent les langues orientales et occidentales… (1861)
“ « He, a personal pronoun, third person singular, masculine gender, nominative case to the verb 11 had done ", and standing for" Titus "; had done, a verb active, indicative mood, pluperfect tense, third person, singular number, agreeing with the nominative case" he" and composed of the auxiliary had and the perfect participle Of the verb to do ; not, an adverb. » ”
Benjamin Alaffre, Grammaire française conforme aux principes de Lhomond… (1857)
“ DU PRONOM. — L'étymologie de ce mot indique assez que le pronom occupe la place d'un nom ou qu'il en réveille l'idée. Nous n'avons pas besoin d'insister sur ce que nous en avons déjà dit. DU VERBE. — Le verbe ou mot par excellence ' (verbum, mot) exprime le lien du sujet et de l'attribut, du substantif et de l'adjectif. Il entre dans toutes les phrases pour coordonner nos pensées ; il est l'âme du discours. Construit comme il l'est dans toutes les langues, avec ses modes, ses temps, ses personnes, ses nombres, il manifeste toutes les nuances de l'intelligence. ”
Antoine Charma, Essai sur le langage, par M. A. Charma… (1846)
“ Détachez donc du verbe ce que nous appelons les temps ; ces désinences qui nous donnent le présent, le passé , le futur sous leurs divers aspects, expriment un rapport et une manière d'être ; elles appartiennent au relatif et au qualificatif. Traitez de même, rendez à leurs véritables maîtres et les modes , et les personnes , et les voix. — Qu'est-ce qu'un verbe actif, passif ou neutre? Le verbe est toujours neutre; l'action, la passion, ce n'est pas l'être, c'est la manière d'être. ”
Voltaire,
Correspondance, VII (1756-1758…
“ Je voudrais partout la définition et l’origine du mot, avec des exemples. Pardon, je suis un bavard qui dit ce qu’il aurait dû faire, et qui n’a rien fait qui vaille. Si on met votre nom dans un dictionnaire, il faudra vous définir le plus aimable des hommes. ”
Renée Vivien,
Une femme m’apparut
“ Le pauvre mot, le misérable mot qui nomme l’Innommable ! Comment un nom, c’est-à-dire l’étiquette inventée par les humains pour se reconnaître parmi leurs semblables, un nom, la définition d’une humaine pensée, peut-il résumer l’Infini ? ”
Alexis Joseph Delbos, Cours complet et méthodique de langue française… (1868)
“ Ce sont : Le nom, l'article, l'adjectif, le pronom, le verbe, le participe, l'adverbe, la préposition, la conjonction et l'interjection. Ces mots sont employés dans une phrase , selon leur nature et leurs propriétés, et conformément aux règles de la grammaire, qui a pour objet d'enseigner à parler et à écrire correctement. Nom ou substantif. I. Le nom est un mot qui sert à nommer, à désigner toutes sortes d'êtres ou d'objets, soit qu'ils existent réellement, comme Dieu, homme, bête, arbre, etc., soit qu'ils n'existent que dans l'imagination, comme bonté, ardeur, modestie, etc. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Chacun de nous vit de sa vie, et tous nous communiquons en lui. Les lettres, les sciences, les arts, l’industrie, sont la parole de Dieu... Le verbe suprême, le verbe infinitésimal, se résoudra dans l’art en paroles et hors de l’art en symboles ”
Cicéron,
Rhétorique (''Œuvres complètes''…
“ Tous les raisonnements naissent des choses ou des personnes. Nous regardons comme attachés aux personnes le nom, la nature, le genre de vie, la fortune, la manière d’être, les affections, les goûts, les desseins, la conduite, les événements et les discours. Le nom est le mot propre et distinctif assigné à chaque personnage, le terme habituel dont on se sert pour l’appeler. Quant à la nature, il est difficile de la définir : il sera plus court de faire l’énumération de celles de ses différentes parties dont nous avons besoin pour ces préceptes. ”
La Harpe, Essai de grammaire universelle… (1858)
“ Le Verbe, le mot par excellence, affirme ou nie la convenance, la coexistence (existence ensemble) du Nom et de l'Adjectif, de la substance et de la qualité. Exemple : « l'homme est imparfait ; l'homme n'est pas parfait. » (Où l'on voit, par parenthèse, que nos prétendus jugements négatifs ne sont que des affirmations détournées.) Le Nom s'appelle alors le sujet, et l'Adjectif s'appelle l'attribut. ”
Mme M.-A. Périole, L'Art de parler et de lire correctement… (1901)
“ Oui, vous tous, comprenez que les mots sont des choses. Ils roulent pêle-mêle au gouffre obscur des proses, Ou font gronder le ver, orageuse forêt. Du sphynx Esprit Humain le mot sait le secret. Le mot veut, ne veut pas, accourt, fée ou bacchante, S'offre, se donne ou fuit; devant Néron qui chante Ou Charles Neuf qui rime, il recule hagard ; Tel mot est un sourire, et tel autre un regard ; De quelque mot profond tout homme est le disciple ; Toute force ici-bas a le mot pour multiple ”
Franz de Champagny,
Institut impérial de France. Discours de réception de M. de Champagny…
(1870)
“ Ce qui touche de plus près aux sentiments et aux idées qui nous réunissent, c'est cette faculté à laquelle je cherche un nom, sans trouver dans notre langue un mot assez général pour répondre à ma pensée ”
Éman Martin, La langue française enseignée aux étrangers… (1859-1860)
“ Les mots sur lesquels il me semble utile d'appeler l'attention de mes lecteurs sont les suivants : CHACUN. Le verbe qui a pour sujet chacun se met au singulier, quand même il serait suivi d'un nom ou d'un pronom pluriel : Chacune de nous se prétendait supérieure aux autres en beauté. ”
Charles François Lhomond, Élémens de la grammaire française… (1829)
“ CINQUIÈME ESPÈCE DE MOTS. LE VERBE. Le Verbe est un mot dont on se sert pour exprimer que l'on est, ou que l'on fait quelque chose : ainsi le mot être, je suis, est un Verbe ; le mot lire, je lis, est un Verbe. ”
Charles François Lhomond, Élémens de la grammaire française… (1829)
“ REMARQUE. L'on a vu, jusqu'à présent, comment les mots se joignent ensemble, pour former un sens ; les mots ainsi réunis font une phrase ou proposition ; la plus petite proposition doit avoir au moins deux mots, le Nominatif et le Verbe, comme : je chante, vous lisez, l'homme meurt ; souvent le Verbe a un régime, comme : je change un air, vous lisez une lettre, etc. La Conjonction est un mot qui sert à joindre une phrase à une autre phrase ; par exemple, quand on dit : il pleure et il rit en même temps, le mot et lie la première phrase, il pleure, avec la seconde, il rit. ”
Adolphe Mazure, Dictionnaire étymologique de la langue française… (1863)
“ Et, -par exemple, nous n'avons pas perdu de vue un seul instant la partie la plus haute de l'étude de notre langue, le symbolisme des mots. Nous avons montré, autant qu'il nous a été possible, comment la plupart des mots ayant dans l'origine un sens matériel, ont passé, par l'instinct poétique et figuré qui est dans l'esprit humain, au sens métaphysique et moral, de sorte que les mots, du moins les plus essentiels, commençant par une idée toute sensible, s'achèvent par une signification spiritualiste, qui manifeste à la fois la dignité du langage, son origine divine et sa haute destination. ”
Éman Martin, La langue française enseignée aux étrangers… (1859-1860)
“ NOTA. Il est évident que si l'idée dominante était exprimée par deux noms, le verbe devrait s'accorder en vertu des règles qui établissent le nombre selon la composition du sujet. Ainsi on dirait avec le pluriel : Il faut que ce soit la sagesse et la vertu, plutôt que la présence de votre chef qui vous inspirent ce que vous devez faire. ”
Victor Hugo,
Œuvres complètes de Victor Hugo
“ Cette âpre loi que l’un nomme Expiation Et l’autre Destinée. Hélas ! de quelque nom que, broyé sous l’essieu, L’orgueil humain la nomme, Roue immense et fatale, elle tourne sur Dieu, Elle roule sur l’homme ! ”
Antoine Charma, Essai sur le langage, par M. A. Charma… (1846)
“ Mais lorsqu'un philosophe nomme une chose , c'est une appellation significative que nous attendons de lui et non un compliment. Or, le verbe représente l'existence , c'est-à-dire ce qui donne quelque consistance aux qualités , ce qui se cache sous les apparences , les pénètre , les soutient, c'est-à-dire enfin la substance. On sera donc fondé à le nommer le mot de l'existence ou de la substance, le terme existentiel ou plutôt, pour rapprocher autant que possible cette terminologie nouvelle de la terminologie reçue, le substantif75. ”
A Castillon, Exercices sur l'Abrégé de grammaire française… (1872)
“ Mettez au mode indicatif ou au mode subjonctif, conformément à la règle, les verbes subordonnés à la conjonction que qui se trouvent dans cet exercice. Fuyez la mollesse, le faste, la profusion ; mettez votre gloire dans la simplicité; faites en sorte que vos vertus et vos bonnes actions (être — présent) les ornements de votre personne et de votre palais ; qu'elles (être-présent) la garde qui vous environne, et que tout le monde (apprendre — présent) de vous en quoi consiste le vrai honneur. ”
F. Génin, Des variations du langage français depuis le XIIe siècle
“ «Vous faites le poëte, vous, et vous devez vous remplir de ce personnage; marquer cet air pédant qui se conserve parmi le commerce du beau monde, ce ton de voix sentencieux, et cette exactitude de prononciation qui appuie sur toutes les syllabes, et ne laisse échapper aucune lettre de la plus sévère orthographe.» ”
Gaston Paris,
Revue des Deux Mondes
“ « La discussion des synonymes, ajoutait-il, m’a souvent averti de prendre garde aux nuances et de ne pas recevoir comme une véritable explication le renvoi d’un terme à l’autre. C’est entre tant d’objets qu’un dictionnaire doit avoir en vue un de ceux auxquels j’ai donné le plus d’attention. » ”
Éman Martin, La langue française enseignée aux étrangers… (1859-1860)
“ Si les mots composant le sujet, substantifs, infinitifs ou adverbes, renferment la conjonction et, exprimée ou sous-entendue entre les deux derniers, on met généralement le verbe au pluriel, comme dans ces phrases : Si vous prodiguez les lumières au peuple, l'ignorance et la calomnie disparaissent devant elles. ”
Marie-Louise Sjoestedt-Jonval, Description d’un parler irlandais de Kerry
“ La phrase nominale, avec ou sans forme prédicative, exprimant un caractère essentiel de l’être, s’oppose à la phrase verbale, avec verbe d’existence, exprimant un caractère accidentel de l’être (§ 154 sq.) ”
Histoire de la langue et de la littérature française… (1896-1899)
“ Un terme nous manque, nous en sentons le besoin; choisissez un son doux, et éloigné de toute équivoque, qui s'accommode à notre langue, et qui soit commode pour abréger le discours. Chacun en sent d'abord la commodité. ”
Émile-Mathieu Campagne, L'école nationale, ou L'enseignement progressif d'après la marche naturelle de l'esprit humain (1872)
“ Notes et Devoirs. 1. Dicter la leçon en entier. 2. Dire par écrit ce qu'on sait sur Servius Tullius et Tarquin le Superbe. 3. Tout verbe à un mode personnel s'accorde en nombre et en personne avec son sujet, qu'il en soit précédé ou suivi. Si le sujet se compose de plusieurs noms ou pronoms au singulier, le verbe se met au pluriel. Si les sujets sont de différentes personnes, le verbe se met au pluriel et à celle des personnes qui a la priorité : vous et moi nous parlerons. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours élémentaire de rhétorique… (1872)
“ Manier, avec art, passion et figure, Jusque dans ses transports, écouter la nature, fare subtil et pur, puis vif et véhément, Tantôt être concis et tantôt plus coulant; Plaire, instruire, toucher, voilà la Rhétorique. ”
Henri Huré, Exercices français : premier degré… (1863)
“ LE VERBE ET SON SUJET (N°' 61, 62 et 63. — L'élère soulignera les verbes et les sujets.) Dieu a donné la vue au corps; il a accordé la pénétration à l'esprit. Que l'âme s'élève vers le ciel; qu'elle le regarde comme sa véritable patrie. ”
François Raymond, Dictionnaire général de la langue française de François Raymond (1832)
“ AXIOME, MAXIME, SENTENCE, APOPHTHEGME, APHORISME. L’axiome est une vérité capitale, évidente ; la maxime est une proposition majeure faite pour guider ; la sentence est un enseignement court, déduit de l’observation, ou puisé dans la conscience ; c’est une espèce d’oracle ; l’apophthegme est un dit mémorable qui, parti d’une âme énergique, fait une vive impression ”
Clodomir Rouzé, Grammaire française, rédigée d'après le programme officiel des écoles de la ville de Paris… (1874)
“ Examinons successivement les trois éléments qui constituent la proposition, le sujet, l'attribut et le verbe. DU SUJET. § 234. — Le sujet est la personne ou la chose qui fait l'action exprimée par le verbe. Ex. : L'enfant court. La pluie tombe. § 235. — On trouve le sujet d'un verbe en faisant la question qui est-ce qui, pour les personnes, et quest-ce qui, pour les choses, devant le verbe. Qui est-ce qui court? l'enfant ; l'enfant est le sujet du verbe court. — Qu'est-ce qui tombe? la pluie; la pluie est le sujet du verbe tombe. ”
Victor Jubien, Éléments de la langue française… (1861)
“ Quel que est suivi d'un verbe : il est formé de deux mots différents, d'un adjectif et d'une conjonction; l'adjectif prend le genre et le nombre du substantif auquel il se rapporte : quel que soit votre savoir, quelle que soit votre naissance, quelles que soient vos richesses. Si quel est après le substantif, on suit la même règle : votre savoir, quel qu'il soit; vos richesses, quelles qu'elles soient. D. Comment s'emploie le mot tout? R. Tout, employé pour chaque ou pour la totalité des, précède le substantif et suit la loi de l'accord; tout homme est mortel, tout le monde, tous vos amis. ”
Adolphe Hatzfeld, Hatzfeld - Dictionnaire général de la langue française
“ CLASSEMENT DES SENS Il en est des significations diverses d’un même mot comme des mots synonymes qui expriment diverses nuances d’une même idée. Lorsqu’un mot a plusieurs sens, il constitue véritablement un genre, dont les acceptions principales forment pour ainsi dire les espèces, et les acceptions secondaires les variétés. ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ On met l’article indéfini devant un nom pris en un temps indéfini, & régi au génitif par un nom, ou par un verbe, comme user de finesse, vivre d’industrie, joueur de luth, &c. Mais les verbes qui marquent quelque mouvement du corps sur un instrument matériel, veulent après eux l’article défini ”
Robert de Nervo, Les confidences d'une hirondelle… (1883)
“ Mon Dieu! comme tous les êtres créés, les personnes ont dans les airs, les tons, les caractères, les allures, les penchants, certains traits propres et personnels qui semblent les annoncer dans la vie. ”
Charles François Lhomond, Élémens de la grammaire française… (1829)
“ Mais il faut que cet arrangement ne forme pas d'équivoque, comme dans cette phrase : La réflexion inspire des vues utiles aux personnes sensées. On ne sait pas si je veux dire que ces vues sont utiles aux personnes sensées, ou que la réflexion les inspire aux personnes sensées ; si c'est ce dernier sens que j'ai voulu faire entendre, il falloit dire : La réflexion inspire aux personnes sensées des vues utiles. Le sujet se place après le verbe, quand ce sujet est suivi de plusieurs mots qui en dépendent, et c'est ordinairement le dernier membre de la phrase qui doit être le plus long. ”
Odilon Redon,
À soi-même : Journal
“ Ces trois modes du verbe, du verbe éternel de la beauté, apparaissent pleinement et constamment aux grandes époques, lorsqu’une civilisation librement épanouie peut alors tenter de s’élever sans obstacle vers sa vérité. ”
Hilarion Ballande,
H. Ballande. La Parole, ou l'Art de dire et d'exprimer…
(1868)
“ L'adjectif qualificatif, le pronom personnel et le verbe, exprimant une action ou une affirmation, peuvent atteindre le nec plus ultrâ de l'articulation. Le substantif le peut quelquefois, mais moins souvent. ”
Cicéron,
Rhétorique (''Œuvres complètes''…
“ Les figures de mots consistent dans les modifications que l’on fait subir aux mots eux-mêmes pour leur donner pour leur donner plus d’éclat et plus de poli ; les figures de pensées, indépendantes des mots, embellissent les pensées elles-mêmes.... ”
Victor Hugo,
Les Misérables
(1862)
“ L’argot pullule de mots de ce genre, mots immédiats, créés de toute pièce on ne sait où ni par qui, sans étymologies, sans analogies, sans dérivés, mots solitaires, barbares, quelquefois hideux, qui ont une singulière puissance d’expression et qui vivent. ”
Albert A. Méras, Le Premier Livre
“ Donnez le passé indéfini des verbes: parler, être, avoir.10. Donnez tous les adjectifs possessifs. II. Exercices1. Mettez les verbes qui sont entre parenthèses à la première et à la troisième personne du singulier, et à la deuxième personne du pluriel du passé indéfini: (Saluer) la société. (Voyager) en France. (Regarder) la montre. (Sauter) gracieusement. (Être) intelligent. (Avoir) un rôle à jouer.2. (a) Écrivez les phrases suivantes à la forme interrogative: (b) Mettez tous les verbes à la première et à la troisième personne du pluriel de l'imparfait:Nous sommes des artistes. ”
