Résumé

Éman Martin La langue française enseignée aux étrangers… (1859-1860)

On ne possède pas entièrement l'orthographe des mots quand on ne sait que la manière dont ils sont écrits au dictionnaire; comme parmi eux il s'en trouve une foule qui changent de terminaison pour s'accommoder soit au genre ou au nombre, soit à la personne ou au temps, il importe aussi de savoir écrire ces mots avec leurs diverses désinences.
La langue française a six espèces de mots variables; mais le substantif, l'adjectif, le verbe et le participe étant les seules qui puissent offrir des difficultés aux étrangers, je ne dirai rien dans ce chapitre des désinences des deux autres parties.
Source : Gallica

Éman Martin La langue française enseignée aux étrangers… (1859-1860)

NOMS QUI CHANGENT DE GENRE EN CHANGEANT DE NOMBRE.
Les noms qui offrent cette singularité sont au nombre de six; et voici, pour chacun d'eux, les circonstances où il faut les employer au masculin et au féminin : AMOUR.
Les prosateurs modernes le font presque tous du masculin, tant au singulier qu'au pluriel : Et d'abord, plus on y songe, et mieux on s'explique son amour de mère, cet amour qui, pour elle, représentait tous les autres.
Source : Gallica

Éman Martin La langue française enseignée aux étrangers… (1859-1860)

R' LE PEU. Quand le peu a le sens négatif, c'est-à-dire quand il veut dire le manque, le trop peu, le verbe s'accorde avec lui, parce que c'est l'idée négative qu'il importe de mettre en évidence : Le peu de rimes de notre langue fait que pour rimer £ hommes, on fait venir comme on peut le siècle où nous sommes.
(VOLTAIRE.) Si ce mot signifie la petite quantité, le verbe se met au pluriel dans le cas où le peu est suivi d'un nom à ce nombre, comme dans cette phrase : Le peu de jours que les dieux me destinent encore à passer sur la terre seront environnés de gloire et d'honneurs.
Source : Gallica

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