Majuscule

Définition et enjeux

Joseph-Pascal-Michel Leforestier,  Manuel pratique et bibliographique du correcteur (1890)

“ Si la dénomination détermine des choses inanimées, c'est le second mot qui prend la majuscule ; si, au contraire, elle désigne un être vivant (personnel ou collectif) ou un produit intellectuel (œuvre d'art, de littérature) , c'est le premier nom qui s'écrira avec la majuscule. Bien que désignant des êtres vivants, les noms d'ordres (religieux, civil, militaire) font exception à la deuxième partie de cette règle et demandent la majuscule au second mot. ”
Source : Gallica

Hercule Géraud,  Essai sur les livres dans l'antiquité… (1840)

“ Ces lettres sont de trois sortes ; les unes appartiennent à la majuscule élégante, qui égale presque en régularité nos grands caractères d'imprimerie ; on la rencontre surtout dans les inscriptions depuis Auguste jusqu'aux Antonins. Les autres constituent la majuscule qu'on est convenu d'appeler rustique ; dans cette espèce d'écriture la forme des lettres reste la même, seulement l'exécution en est très-imparfaite ; mais la troisième espèce d'écriture majuscule est une vraie dégénération ; nous voulons parler de l'écriture onciale. ”
Source : Gallica

J. de Riols,  La graphologie : l'art de connaître… (1959)

“ Les lettres sont régulièrement penchées, finement liées ; les majuscules ont peu ou point de fioritures. Le premier jambage de l'M majuscule est généralement plus haut que les deux autres ; même remarque pour l'N majuscule. Les majuscules sont d'ailleurs nettes, franches, élégantes et bien liées à la lettre qui suit. (Voyez GOUT) .
AUDACE. — Les mots et les lignes sont ascendants ; l'écriture est ardente, parfois irrégulière et fébrile, les finales ont un trait final jeté en l'air ; les barres du t minuscules sont aussi jetées en l'air et atteignent quelquefois la ligne supérieure.
”
Source : Gallica

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