Parenthèse

Définition et enjeux

Auguste Humbert,  L'art de bien lire : méthode nouvelle et infaillible pour former promptement de bons lecteurs (1861)

“ Nous avons dit plus haut que le GUILLEMET, que la PARENTHÈSE, ne sont pas des signes de ponctuation ; mais que cependant, nous aurions à nous en occuper au point de vue des moments de repos qu'ils indiquent avoir été pris par l'écrivain.
La parenthèse, du grec para, ENTRE, et tithèmi, je PLACE, sert à enfermer une phrase lorsque celle-ci forme un sens distinct et séparé de celui de la période où elle est insérée.
Ainsi, la parenthèse indique un autre sens, un autre ordre d'idées, un autre sujet que celui que l'on traite ; elle est une manière de réflexion.
”
Source : Gallica

Louis Emmanuel Brossard,  Le Correcteur typographe

“ On dit : Ouvrir la parenthèse, Ouvrez la parenthèse, La parenthèse est ouverte, lorsque l’on veut employer le premier des signes (parenthèse initiale) destinés à enserrer le mot, le membre de phrase ou la phrase parenthèse ; par suite, pour la parenthèse finale, c’est-à-dire pour le signe terminant le texte, on dira : Fermer la parenthèse, La parenthèse est fermée, Fermez la parenthèse. ”
Source : Wikisource

Antoine-Gervais Girard,  Préceptes de rhétorique, tirés des meilleurs auteurs anciens et modernes… (1888)

“ La parenthèse est une roue dans une roue, une a phrase dans une phrase, une manière incommode d'introduire une 1 pensée que l'écrivain n'a pas l'art de mettre à sa place. - Ce jugement est exagéré. Condamner en soi la parenthèse, c'est blâmer les plus grands écrivains, qui en ont fait usage de temps en temps. ”
Source : Gallica

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