Marie Aglaé Despans de Cubières, Léonore de Biran. Volume 1 (1839)
“ Long-temps il y avait eu dans ce coeur d'homme un sentiment semblable à celui de la jeune fille qui, le coeur plein d'amour, n'en comprend point les faiblesses. Rendu à la réflexion par le malheur, au bien par le repentir, ces premières impressions se réveillèrent : depuis ce jour, Léonore régna sans partage sur un coeur tout à elle, et si la pitié empêchait le souvenir de madame de Treuk de s'effacer, si le regret de l'avoir perdue coûta souvent des larmes à Edmond, une honte plus pénible s'y mêlait, en songeant qu'il avait trompé, trahi le noble objet de ses véritables affections. ”
