Georgiana Fullerton

Élements biographiques

Portrait de Georgiana Fullerton Georgiana Fullerton,  La comtesse de Bonneval : histoire du temps de Louis XIV (1857)

“ Quand le comte de Bonneval lui baisa la main, elle rougit et dit d'une voix claire, quoique un peu émue :
— Mon cousin, je rends grâce à Dieu de votre heureux retour et du bonheur de madame votre mère.
— Vous êtes aimable, ma cousine, répondit le comte en souriant, d'appeler mon retour heureux : il ne peut l'être que pour moi et pour quelques amis d'enfance. Mes quarante ans... un long exil...
— Mon cousin, interrompit Judith, les exploits sont toujours jeunes, et les hommes tels que vous n'ont que l'âge de leur mérite.
M. de Bonneval s'inclina avec un geste à la fois noble et gracieux
”
Source : Gallica

Portrait de Georgiana Fullerton Georgiana Fullerton,  Le crime et le repentir (1868)

“ Ce fut avec des larmes dans la voix et une douceur indicible qu'il proféra ces dernières paroles : « Adieu, mon cher Père ! adieu ! Mille fois merci de votre affection ; un dernier souvenir à ma mère et à ma sœur. Jésus, Marie, Joseph, je vous donne ma vie ! »
Une mort si héroïque, une acceptation si humble et si entière d'un sort affreux sont sans doute un prodige de la grâce de Dieu et le triomphe de la foi chrétienne. Mais aussi que de prières n'avaient pas cessé de monter au ciel pour ce malheureux jeune homme !
”
Source : Gallica

Portrait de Georgiana Fullerton Georgiana Fullerton,  La comtesse de Bonneval : histoire du temps de Louis XIV (1857)

“ On faisait des vers à sa louange; il était à la mode! Le régent s'amusait de ses bons mots, de ses chansons, de ses histoires ! Il allait partout; partout il faisait fureur, au Luxembourg et à Sceaux, dans le salon de madame de Saint-Lambert, comme aux orgies du Palais-Royal.
Sa fiancée ne le voyait que de temps en temps. Son coeur alors s'ouvrait à la joie, puis bientôt se refermait, avec une sensation qui ressemblait déjà à la douleur. La pauvre enfant ! c'est qu'elle aimait à présent dans toute la force de la réalité l'être dont jusqu'alors elle n'avait aimé que le nom et la gloire.
”
Source : Gallica

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