Louise Lemercier, Marguerite de Beaumesnil, par Mme Louise Lemercier… (1833)
“ Le prêtre lui a dit qu'il n'a pas de pardon à espérer de Dieu si vous ne lui pardonnez, et votre mari vous supplie de venir. Il appelle Marie comme il appelait jadis Sophie; il vous appelle avec des cris, avec des larmes; oh! madame, venez. — Non , lui répondis-je, non , je ne puis pardonner, qu'il meure ! Voilà le coeur de la femme ; il est capable de tout souffrir, de tout supporter de celui qu'elle aime; mais si une fois ce coeur si tendre, si plein de bonté, de générosité vient à être repoussé, froissé, humilié, si l'amour l'abandonne enfin , il devient pierre : tel fut le mien. ”
