Résumé

Édouard de Warren Conciliation et solution, ou 1830 et 1850 (1850)

Le gouvernement, dit-on, est corrompu. Oui certes; mais il l'est dix fois moins que la corruption du pays, la corruption populaire ne lui demande de l'être. Cette corruption publique n'a cessé de le violenter, de l'assaillir, de le contraindre, de lui imposer ses volontés. Il s'est toujours trouvé placé entre deux émeutes, celle des rues et celle des chambres et des antichambres. Croit-on que le pouvoir qui le remplacerait sur la base de la démocratie absolue, de la démocratie souveraine, serait à l'abri de ces tiraillements, précisément parce qu'il n'aurait plus rien pour l'en défendre ?
Source : Gallica

Édouard de Warren Conciliation et solution, ou 1830 et 1850 (1850)

La noblesse, ancienne et nouvelle, voilà l'ennemi que l'on veut atteindre en brisant la couronne sur le front de Charles X. C'est une guerre de castes, de bourgeoisie à aristocratie, et non de peuple à roi. C'est la levée en masse de toute la classe qui occupait jusqu'ici là secondé placé dans la société, pour usurper le pouvoir, pour se substituer à sa devancière, qu'elle voudrait faire descendre non-seulement de sa position politique, mais de son rang social.
Source : Gallica

Édouard de Warren Conciliation et solution, ou 1830 et 1850 (1850)

Vous vous êtes donné la déplorable mission de persuader à la nation que tout dans le gouvernement n'est qu'injustice, fraude, concussion, d'habituer les gouvernés au mécontentement et au douté. C'est un travail malheureusement facile ; et bientôt, vous le verrez, la nation n'aura pour le pouvoir ni foi, ni confiance, ni condescendance. Avec votre immense orgueil, appuyant votre gigantesque ambition, vous pensez qu'il vous suffira de vous montrer un jour à la nation et de crier : je gouverne enfin, tout est bien, pour que le pouvoir retrouve immédiatement ce que vous lui aurez énlevé.
Source : Gallica

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