Édouard de Warren, Conciliation et solution, ou 1830 et 1850 (1850)
“ Le gouvernement, dit-on, est corrompu. Oui certes; mais il l'est dix fois moins que la corruption du pays, la corruption populaire ne lui demande de l'être. Cette corruption publique n'a cessé de le violenter, de l'assaillir, de le contraindre, de lui imposer ses volontés. Il s'est toujours trouvé placé entre deux émeutes, celle des rues et celle des chambres et des antichambres. Croit-on que le pouvoir qui le remplacerait sur la base de la démocratie absolue, de la démocratie souveraine, serait à l'abri de ces tiraillements, précisément parce qu'il n'aurait plus rien pour l'en défendre ? ”
