Étienne-Léon de Lamothe-Langon

Étienne-Léon de Lamothe-Langon

Résumé

Portrait de Étienne-Léon de Lamothe-Langon Étienne-Léon de Lamothe-Langon Cinq mois de l'histoire de Paris en mil huit cent trente… (1831)

On ne saurait croire quel mal ce premier ministère fit à la cause publique : en vain luimême se félicite chaque jour à la tribune, et se proclame le sauveur de la patrie : il est certain que la patrie seule s'est sauvée pendant les trois journées de juillet, par le concours du peuple, dans la rue, et ailleurs, par celui des journalistes et des trente députés qui les premiers levèrent l'étendard de la résistance. Le ministère Guizot et Broglie exposa notre existence, et, par sa molle inertie et l'indignité d'un grand nombre de ses choix, faillit compromettre ce qu'un élan sublime avait décidé.
Source : Gallica

Portrait de Étienne-Léon de Lamothe-Langon Étienne-Léon de Lamothe-Langon Cinq mois de l'histoire de Paris en mil huit cent trente… (1831)

Ici commença cette répulsion sourde et néanmoins manifeste, dont la chambre frappa Benjamin Constant. Ce grand orateur, si avant dans les bonnes grâces de la nation , déplaisait à ses collègues, et épouvantait ceux qui se rapprochaient du duc d'Orléans. Les uns le qualifiaient de démagogue, les autres de brouillon, d'esprit inquiet, et par trop remuant; et parce qu'il les dominait tous de la puissance de son génie, il devenait un homme dangereux.
Source : Gallica

Portrait de Étienne-Léon de Lamothe-Langon Étienne-Léon de Lamothe-Langon Cinq mois de l'histoire de Paris en mil huit cent trente… (1831)

LE mois de novembre s'écoula plus tranquillement que celui d'octobre : le peuple de Paris, se confiant aux promesses du nouveau ministère, attendit avec calme que la chambre des pairs eût achevé d'instruire le grand procès qui intéressait la nation. Les divers partis, battus dans les journées du 18 et du 19 octobre, reprenaient des forces pendant un calme qui ne leur convenait pas. Déjà ils préparaient les menées, les intrigues, les mesures, qui les aideraient à recommencer l'agitation dernière, aussitôt que les ministres de Charles X seraient mis en jugement.
Source : Gallica

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