Résumé

Alexandre Mazas Ham, août 1829-janvier 1834, par un ancien attaché à la présidence du Conseil des derniers ministres de la Restauration… (1834)

Cette fois, ses regards exprimaient un enthousiasme tout français. Au moment où on l'attendait le moins, il était au milieu de nous, annonçant la grande nouvelle. J'aurais voulu que ses plus grands ennemis l'eussent vu dans ce moment. Sa main et son coeur étaient ouverts à tout le monde. Quand je vois les misères du présent, je reporte ma pensée vers ces temps heureux, et je retrouve le captif de Ham, celui auquel j'ai voué un éternel
souvenir de gratitude et de respect, jouissant d'un plus beau triomphe que n'en obtiendra jamais la révolution, sa geôlière.
Source : Gallica

Alexandre Mazas Ham, août 1829-janvier 1834, par un ancien attaché à la présidence du Conseil des derniers ministres de la Restauration… (1834)

Ah! cette pensée-là brise et indigne le coeur ! Il y a un arrêt qui a privé le prince de Polignac de sa liberté, arrêt qu'on a rendu au mépris de toutes les lois ; on n'y avait pas écrit cependant que la vue d'une fille mourante serait interdite : à son père captif. Malheur, à ceux qui peuvent rester sourds aux sentimens les plus sacrés de la nature ! Il y
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force d'âme et un sang-froid au-dessus de son âge, avec une présence d'esprit toute fraternelle ; se hâta de répondre : « Vous demandez les enfans de M. de » Polignac, monsieur ; me voici, que me voulez-vous ? »
Source : Gallica

Alexandre Mazas Ham, août 1829-janvier 1834, par un ancien attaché à la présidence du Conseil des derniers ministres de la Restauration… (1834)

Or, personne ne sait mieux que les chefs de l'administration quelles profondes racines ces institutions ont jetées dans le coeur des Français, amis de l'ordre et de la paix publique. Cette immense majorité de la nation les regarde non pas comme un pacte humiliant fait entre la couronne et la révolution, mais
comme l'éxpression d'un besoin, senti d'une part par le souverain, de l'autre par ses peuples. Les Français ont besoin d'activité , et nos lois leur offrent une carrière dans laquelle cette activité peut s'exercer sans danger et même avec profit pour la chose publique.
Source : Gallica

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