Ernest Daudet,
Les grands épisodes de la monarchie constitutionnelle…
(1877)
“ Mais l'ancien président de la chambre des députés, devenu pair de France, ne possédait plus ni la jeunesse, ni la vigueur, ni la confiance en soi, indispensable à l'avocat auquel incombe la tâche de disputer au bourreau une tête désignée par la passion populaire. Il estimait qu'il fallait à M. de Polignac un défenseur dont le nom le couvrirait assez « pour le rendre moins odieux à la France et inspirer la clémence de ses juges. » Il lui conseilla lui-même le choix de M. de Martignac. Aucun autre ne pouvait être ni plus judicieux, ni plus habile. ”
