Résumé

Procès des ex-ministres, prince de Polignac… (1830)

Les insulter, gêner leur défense, anticiper sur les arrêts de la justice, c'est violer les lois de toute société civilisée, c'est manquer au premier devoir de la liberté; c'est plus qu'un crime, c'est une lâcheté. Il n'y a pas un citoyen dans cette noble et glorieuse population qui ne sente qu'il est de son honneur et de son devoir d'empêcher un attentat qui souillerait notre révolution. Que justice se fasse, mais violence n'est pas justice. Tel est le cri de tous les gens de bien; tel sera le principe de la conduite de vos magistrats.
Source : Gallica

Procès des ex-ministres, prince de Polignac… (1830)

Pour soutenir ces actes destructeurs de tous nos droits, le Ministère a armé les soldats contre les citoyens; il a fait égorger les uns par les autres; invité à arrêter le carnage, il en a poursuivi le cours, jusqu'à ce que le courage des Parisiens ait triomphé de son opiniâtreté sanguinaire.
Aux termes mêmes de la Charte, telle qu'elle a existé jusqu'à la fin de 1830, si de tels actes ne constituent pas le crime de haute trahison, la responsabilité est un rêve, la loi une fiction, la justice un mot.
Source : Gallica

Procès des ex-ministres, prince de Polignac… (1830)

L'accusation est plus que la plainte; car la société intervient, et dans la plainte seulement l'individu. Et comme dans l'accusation la société intervient, elle met à la disposition de l'accusateur tous les pouvoirs nécessaires pour vérifier si la plainte est fondée. Ainsi vous voyez d'abord le ministère public qui reçoit la plainte, le juge d'instruction qui recherche les faits, la chambre du conseil qui connaît le rapport du juge d'instruction, et qui décide s'il y a matière à accusation. Serez-vous moins qu'un juge d'instruction, qu'un procureur du Roi?
Source : Gallica

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