Résumé

Cour des pairs. Procès des ministres…

Le maréchal nous répondit que ce que nous demain dions n'était pas possible ; qu'il n'y avait pas de réorganisation de la garde nationale possible, tant que la ville serait en état de rebellion; que Paris était en état de siége; que nous n'aurions pas le mot d'ordre, et que l'on tirerait sur tous ceux que l'on trouverait armés. Nous lui exposâmes que, si telle était sa détermination, au moins faudrait-il que les citoyens en fussent prévenus; il me répondit que l'on ferait ce qui était nécessaire; mais qu'il n'était pas possible d'afficher aucune proclamation. J'aperçus alors M. de Polignac.
Source : Gallica

Cour des pairs. Procès des ministres…

Et pour le démontrer, je racontai ce qui m'était arrivé la veille au palais, lorsque j'étais allé porter l'ordonnance de M. de Polignac. Au moment de mon entrée dans la salle de la cour d'assises, le maréchal des logis de la gendarmerie départementale, qui commandait le détachement de service près de la cour, était venu au-devant de moi, et m'avait dit : «N'est-il pas bien fâcheux, M. l'avocat général, de tuer les autres, et de se faire tuer pour une aussi détestable cause ; car enfin, ce sont nos droits qu'on nous enlève. »
Source : Gallica

Cour des pairs. Procès des ministres…

Aussitôt que j'y fus arrivé, le maréchal duc de Raguse me donne l'ordre de prendre le commandement d'une colonne composée d'environ neuf cents hommes d'infanterie, cent cinquante lanciers, et deux pièces de canon ; de suivre les boulevarts jusqu'à la place de la Bastille et le faubourg Saint-Antoine, de dissiper tous rassemblemens tumultueux, de renverser les barricades que je pourrais trouver sur ma route, et de repousser la force par la force si j'éprouvais de la résistance.
Source : Gallica

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