Résumé

Charles Laumier Histoire de la mémorable semaine de juillet 1830… (1830)

Aujourd'hui, leur a-t-il dit, pas d'eau-de-vie, pas même de vin sans eau, au corps-de-garde les ivrognes! Et tous ces braves gens de s'écrier : SI a raison ! et de continuer leur route, prêts à recommencer la lutte même à jeun, prêts à affronter la mort sans autre stimulant que le généreux, que l'ardent amour du pays et de la liberté.
Rue Sainte-Appolline, au coin de la rue Saint-Martin, un brave citoyen de Paris,
qui était resté sur le boulevard, a tiré sur les gardes royaux depuis cinq heures jusqu'à huit.
Source : Gallica

Charles Laumier Histoire de la mémorable semaine de juillet 1830… (1830)

Dans le même moment, une cinquantaine de citoyens débouchèrent dela rueSaint-Honoré, et s'éparpillèrent sur la place en jetant les cris de vive la Charte, et en invitant les gardes à ne plus tirer; le feu ne discontinuant pas , un jeune homme pose son fusil, se met à genoux devant les croisées d'où les coups partent; il présente sa poitrine, et il leur dit : « Mes frères , je vous en supplie, ne tirez plus; s'il vous faut encore du sang, prenez le mien , voici ma poitrine; donnez-moi la mort, mais au nom de l'humanité ne tirez plus sur vos frères. »
Source : Gallica

Charles Laumier Histoire de la mémorable semaine de juillet 1830… (1830)

Dès les premiers temps de cette expédition dont la gloire jette un éclat si pur et si durable sur la noble couronne de France, la presse en a critiqué avec une violence inouïe les causes , les moyens, les préparatifs , les chances de succès. Insensible à l'honneur national, il n'a pas dépendu d'elle que notre pavillon ne restât flétri des insultes d'un barbare. Indifférente aux grands intérêts de l'humanité, il n'a pas dépendu d'elle que l'Europe ne restât asservie à un esclavage cruel et à des tributs honteux.
Source : Gallica

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