Résumé

Événements de Paris, des 26, 27… (1830)

Au surplus, en m'exprimant avec franchise à cette tribune , je ne crois pas du tout faire un acte d'héroïsme : nous ne sommes plus dans ces temps où une opinion coûtait la vie ; y fussions-nous, je parlerais cent fois plus haut. Le meilleur bouclier est une poitrine qui ne craint pas de se montrer découverte à l'ennemi. Non, Messieurs, nous n'avons à craindre ni un peuple dont la raison égale le courage , ni cette généreuse jeunesse que j'admire, avec laquelle je sympathise de toutes les facultés de mon âme, à laquelle je souhaite comme à mon pays, honneur, gloire et liberté.
Source : Gallica

Événements de Paris, des 26, 27… (1830)

Bravo Messieurs de la garde nationale, nous sommes vos conscrits, vos jeunes gens !
— Citer tous les traits d'héroïsme venus à notre connaissance est impossible. Des femmes, des enfans se sont mêlés aux combattans. On a vu sur la place de Grève deux femmes au premier rang, s'emparer des fusils des soldats tués, et tirer sur les troupes royales pendant plus de deux heures. D'autres se précipitaient au milieu des combattans pour leur porter du pain et du vin. Jamais nation ne s'est battue avec autant d'élan et de patriotisme.
Source : Gallica

Événements de Paris, des 26, 27… (1830)

La place de l'Hôtel-de-Ville, les quais des deux rives de la Seine, les rues adjacentes, les croisées de tous les étages étaient encombrés d'une multitude de citoyens tous parés des couleurs nationales. Au moment où M. le duc d'Orléans et le héros des deux mondes, le général Lafayette, se présentèrent sur le balcon de l'Hôtel-de-Ville, étroitement embrassés, et agitant le glorieux drapeau tricolore, un tonnerre d'applaudissemens, de bravos, de cris de vive la Charte !
Source : Gallica

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