Résumé

Gaston d' Audiffret Notice historique sur M. le comte de Villèle (1855)

Je déclare, Messieurs, que le ministère ne s'appuie pas sur nous, mais que nous appuyons le gouvernement du roi. Non, nous ne sommes pas les ennemis des libertés publiques; car c'est par elles que le trône doit s'affermir et que l'opinion doit cesser d'être égarée. Dans les circonstances difficiles où nous sommes, le roi a senti la nécessité d'une mesure extraordinaire et l'a proposée aux chambres.
Source : Gallica

Gaston d' Audiffret Notice historique sur M. le comte de Villèle (1855)

Voulez-vous contester au roi ce droit, parce que le titre de l'acte est une ordonnance ?
l'article 14 lui réserve le droit de prendre celles qui sont nécessaires à la sûreté de l'État. Or, s'il peut le faire pour prévenir une émeute, pour dissiper un attroupement, pour nous préserver de la peste ou d'une disette, ne le peut-il pas pour nous garantir de la nécessité d'aller conquérir Saint-Domingue, nécessité qui eût entraîné la France dans des maux, qu'en les calculant mieux, on ne jugera pas inférieurs à ceux dont je viens de parler?
Source : Gallica

Gaston d' Audiffret Notice historique sur M. le comte de Villèle (1855)

M. de Villèle, retiré dans sa terre de Morville près de Toulouse, était toujours considéré par l'opinion publique comme devant être rappelé aux affaires par la force des choses, l'insuffisance du ministère Polignac se faisant sentir de plus en plus.
M. de Villèle recevait les plus pressantes sollicitations de hâter son retour à Paris ; on lui écrivait que le roi avait son rappel dans la tête et dans le coeur; mais on lui affirmait aussi avoir entendu le roi répéter plusieurs fois ce propos : « Villèle est trop précieux,
» trop indispensable à mon service pour que je veuille » le commettre. »
Source : Gallica

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