Résumé

Correspondance historique et littéraire (1819)

Il est naturel de supposer quelque rapport, dans un grand projet, entre la fin et les moyens, et qu'en voyant d'un côté le plus puissant des souverains, on trouvera de l'autre, dans ceux qui conspirent contre lui, des personnages puissants s'ils ne sont illustres, ayant des moyens, de l'influence et du crédit. Ce n'est donc pas sans une surprise mêlée de pitié qu'on voit pour conspirateurs contre un prince qui a une armée d'un million d'hommes sur pied, qu'on voit, dis-je, un corroyeur, un marchand de vin, un facteur en charbon, un vinaigrier, enfin un ex-officier.
Source : Gallica

Correspondance historique et littéraire (1819)

Les ministres, auxquels, par un étrange abus de mots, on donne le nom de gouvernement, les ministres ont le plus grand intérêt à conserver cette majorité. Ils ne peuvent donc rester indifférents aux élections. Ils doivent le paraître quand le ministère est composé de véritables hommes d'état, et mettre tous leurs soins à exercer une influence secrète, impénétrable, mais dont le succès doit être assuré de loin, et le moyen de l'obtenir habilement calculé. Plus ils sont intéressés à cette influence, plus leur jeu est de paraître impassibles.
Source : Gallica

Correspondance historique et littéraire (1819)

A quoi sert le droit de réclamer la justice, si on ne l'obtient point ? Se contenter de lire une plainte à la tribune, de la faire prendre en considération, de la renvoyer à un ministre pour y faire droit, est une chose dérisoire, si ce ministre est maître de garder le silence on d'éluder la question. Il faut donc de la suite, une marche indiquée, et une solution définitive; tel est le but auquel tendait l'orateur, et qui a excité quelque discussion.
Source : Gallica

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