Résumé

Gilbert Salis Mémorial de la session de 1818… (1819)

Il est arrivé souvent au chef du Gouvernement, d'annuler un acte ministériel sur l'avis du conseil d'Etat; la chose peut arriver, et arrive encore aujourd'hui. Les Ministres n'étaient responsables qu'envers le chef du Gouvernement; les Ministres actuels le sont envers le Roi, le sont envers les Chambres. Leur responsabilité vous garantit tout; elle vous serait insuffisante, si le conseil d'Etat était inamovible. Ne donnons pas trop d'extention au pouvoir judiciaire. Le pouvoir administratif est aussi une garantie de nos droits, un moyen conservateur de nos intérêts.
Source : Gallica

Gilbert Salis Mémorial de la session de 1818… (1819)

Depuis plus de trois mois la session est ouverte et sans résultat ; cette fâcheuse perte de temps est principalement due à des tentatives contre la loi des élections. La France s'inquiète, la France s'irrite même de tout ce qui retarde notre marche vers le but constitutionnel. L'immense majorité des citoyens s'est approprié la loi des élections. C'est une patriotique agitation des esprits que la proposition d'un de nos honorables collègues (1) avait pour objet de calmer. C'est ce que produira le rejet de la résolution vague de la Chambre des Pairs qui a excité tant d'alarmes.
Source : Gallica

Gilbert Salis Mémorial de la session de 1818… (1819)

Charte n'a pu faire une loi des finances, ou bien vous n'auriez plus à vous occuper de finances, que pour enregistrer annuellement l'impôt. Or, ou la Charte a fait une loi des finances, ou la loi des fiannces fait tous les ans une loi des élections; choisissez. Mais en choisissant, vous restez malgré vous dans l'absurde ; et puis, qu'on mette en doute, s'il convient, s'il est possible de réviser la loi des élections !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature