Auguste de Saint-Chamans

Résumé

Auguste de Saint-Chamans De l'état des partis dans les chambres… (1828)

Mais c'est surtout quand il s'agit du gouvernement de l'Etat, qu'on abuse le plus de ce mot de liberté pour égarer toutes les idées. La liberté, pour les citoyens, consiste-t-elle à n'être pas gouvernés arbitrairement, ou à gouverner eux-mêmes ? consiste-t-elle à n'être pas tyrannisés par son souverain, ou à tyranniser son souverain? C'est sous ce dernier aspect cependant qu'on nous la montre; la voilà telle que la veut le parti libéral. Tant qu'ils ne gouvernent pas, qu'ils n'administrent pas, qu'ils ne régnent pas enfin, ils ne sont pas libres.
Source : Gallica

Auguste de Saint-Chamans De l'état des partis dans les chambres… (1828)

Nous avons établi que, par suite du vote nécessaire de l'impôt, les délégués du peuple peuvent tout ce qu'ils veulent. Ils voudront évidemment tout ce qui est raisonnable dans la défense de leurs intérêts et de leurs personnes, et il faudra qu'ils aient un grand amour de leur roi et de leur pays, un esprit aussi juste que sage, s'ils n'usent que dans cette mesure raisonnable du pouvoir illimité que nous leur reconnaissons, non pas parce qu'il leur appartient, mais parce qu'ils sont les maîtres de l'usurper.
Source : Gallica

Auguste de Saint-Chamans De l'état des partis dans les chambres… (1828)

S'est entièrement emparée du pouvoir, et de ce que le gouvernement entier se trouve ainsi soumis au pouvoir démocratique : c'est ce qu'il y a de plus incompatible avec nos moeurs. Si ce règne de la démocratie est une conséquence nécessaire du gouvernement représentatif, ce gouvernement ne convient pas à la France ; s'il est une conséquence nécessaire de la Charte, la Charte ne convient pas à la France. Mais si ces deux suppositions sont fausses ; si le règne de la démocratie ne peut, au contraire, être produit que par la violation de la Charte, le remède est facile
Source : Gallica

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