Marc-Antoine Jullien, Directions pour la conscience d'un électeur… (1824)
“ On hésite à faire de l'opposition ; tout cri importune, on dirait que la société est comme un malade assoupi qui redoute l'éclat et le bruit ; elle a si peur d'être réveillée encore par le désordre, qu'elle laisse l'autorité maîtresse de le réprimer, serait-ce arbitrairement. Les partis ont tellement abusé de leur position, qu'on soutient toutes les mesures du pouvoir contre eux. L'émeute a usé la liberté, les garanties individuelles; on va aux élections sans zèle ; les listes ne sont pas complètes, et encore les scrutins offrent à peine, terme moyen, la moitié des votans. ”
