Résumé

Gilbert Salis Mémorial de la session de 1815… (1817)

MÉMORIAL
DE
LA SESSION DE 1815.
LES Ministres du Roi, par les premiers projets de loi qu'ils apportèrent à la Chambre, signalaient dans l'Etat un mal qui nous était bien connu ; c'était cet esprit de sédition qui menaçait sans cesse l'intérieur et se manifestait journellement avec une audace nouvelle , donnée bien moins par la passion de la révolte que par l'impunité du crime. Dans un tel état de désordre, le peuple n'a point la paix intérieure qui est son premier besoin, le Gouvernement n'a pas rempli son premier devoir qui est de la lui assurer.
Source : Gallica

Gilbert Salis Mémorial de la session de 1815… (1817)

La Chambre a fait une loi de finances prodigieusement différente de celle qui avait été proposée, et la rente sur l'Etat n'a presque pas varié. Enfin c'est la légitimité du Prince qui donnait du crédit non seulement à l'Etat, mais encore aux provinces, aux villes, au clergé; on leur confiait sa fortune sans appréhension, mais qui aurait prêté un écu à l'usurpateur, même dans sa plus grande fortune?
Source : Gallica

Gilbert Salis Mémorial de la session de 1815… (1817)

Le sentiment du peuple n'est point une opinion : aimer, adorer la cause de l'ordre et du bonheur , n'est point s'ingérer dans les moyens. Lorsque le peuple baisait la botte du courier qui apportait de meilleures nouvelles de Louis XV, parti pour l'armée et resté dangereusement malade à Metz, il manifestait son amour pour son Roi et ne pensait pas exprimer une opinion sur le gouvernement monarchique.
Source : Gallica

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