Gilbert Salis

Élements biographiques

Gilbert Salis,  Mémorial de la session de 1816… (1816)

“ M. le Rapporteur ne nous présente qu'un seul remède, la force du Gouvernement. Ainsi voilà déjà la force opposée à la force, et c'est sous un tel présage qu'on vous propose ce projet de loi sur les élections. Ses partisans ne nieront pas que le nombre né soit une puissance. On l'a redoutée dans la Chambre des Députés, nous la redoutons dans les colléges électoraux ; car ce n'est pas le cens, mais le nombre qui démocratise une réunion d'hommes appelés au droit de voter; et il n'y aurait pas de folie à prédire qu'une assemblée très-nombreuse de riches ou de sages ne serait pas sage. ”
Source : Gallica

Gilbert Salis,  Mémorial de la session de 1818… (1819)

“ Il est arrivé souvent au chef du Gouvernement, d'annuler un acte ministériel sur l'avis du conseil d'Etat; la chose peut arriver, et arrive encore aujourd'hui. Les Ministres n'étaient responsables qu'envers le chef du Gouvernement; les Ministres actuels le sont envers le Roi, le sont envers les Chambres. Leur responsabilité vous garantit tout; elle vous serait insuffisante, si le conseil d'Etat était inamovible. Ne donnons pas trop d'extention au pouvoir judiciaire. Le pouvoir administratif est aussi une garantie de nos droits, un moyen conservateur de nos intérêts. ”
Source : Gallica

Gilbert Salis,  Mémorial de la session de 1815… (1817)

“ Le sentiment du peuple n'est point une opinion : aimer, adorer la cause de l'ordre et du bonheur , n'est point s'ingérer dans les moyens. Lorsque le peuple baisait la botte du courier qui apportait de meilleures nouvelles de Louis XV, parti pour l'armée et resté dangereusement malade à Metz, il manifestait son amour pour son Roi et ne pensait pas exprimer une opinion sur le gouvernement monarchique. ”
Source : Gallica

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