Résumé

Gilbert Salis Mémorial de la session de 1816… (1816)

M. le Rapporteur ne nous présente qu'un seul remède, la force du Gouvernement. Ainsi voilà déjà la force opposée à la force, et c'est sous un tel présage qu'on vous propose ce projet de loi sur les élections. Ses partisans ne nieront pas que le nombre né soit une puissance. On l'a redoutée dans la Chambre des Députés, nous la redoutons dans les colléges électoraux ; car ce n'est pas le cens, mais le nombre qui démocratise une réunion d'hommes appelés au droit de voter; et il n'y aurait pas de folie à prédire qu'une assemblée très-nombreuse de riches ou de sages ne serait pas sage.
Source : Gallica

Gilbert Salis Mémorial de la session de 1816… (1816)

On peut donc signaler cet esprit du siècle , véritable générateur de la révolution , mais qui a prodigieusement accru ses forces dans cette création monstrueuse , comme une opposition constante et effrénée contre l'autorité légitime , pour amener toujours un nouvel ordre de choses, dans lequel chacun prétend bien se placer avec plus d'avantage, selon son mérite évalué par soi-même, et tel que personne ne se trouvera jamais ni assez riche, ni assez grand. Lorsqu'un grand nombre d'hommes dans un État développent de pareilles prétentions, il y a tourmente pour le gouvernement
Source : Gallica

Gilbert Salis Mémorial de la session de 1816… (1816)

Ici le ministre de l'intérieur est venu balancer les débats, résumer la discussion, et répliquer dans l'intérêt du projet de loi. Il a tout redit, mieux dit et ajouté beaucoup encore pour le défendre; mais avec une dignité et une force de talent qui se relèvent l'une l'autre, et auxquelles on ne saurait se retenir de rendre hommage, quand elles nous montrent le législateur toujours défendant la loi et non plaidant une cause, l'orateur toujours à la tribune et jamais au barreau
Source : Gallica

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