Gilbert Salis, Mémorial de la session de 1816… (1816)
“ M. le Rapporteur ne nous présente qu'un seul remède, la force du Gouvernement. Ainsi voilà déjà la force opposée à la force, et c'est sous un tel présage qu'on vous propose ce projet de loi sur les élections. Ses partisans ne nieront pas que le nombre né soit une puissance. On l'a redoutée dans la Chambre des Députés, nous la redoutons dans les colléges électoraux ; car ce n'est pas le cens, mais le nombre qui démocratise une réunion d'hommes appelés au droit de voter; et il n'y aurait pas de folie à prédire qu'une assemblée très-nombreuse de riches ou de sages ne serait pas sage. ”
