Résumé

De l'état des partis et des affaires… (1819)

Depuis quelque temps, les écrivains du parti ne nous parlent que de nos libertés; et remarquez qu'ils se servent rarement du mot liberté, jamais du mot égalité; s'ils osaient dire ce qu'ils entendent par nos libertés, si leurs chefs parvenaient à les établir comme ils veulent nous les donner, je ne doute pas que tout le peuple ne demandât bientôt, comme les Danois en 1660, l'établissement légal du despotisme. Car l'autorité absolue d'un monarque, tempérée par l'état actuel de la civilisation, peut à toute force être compatible avec elle, en suivre, ou même en favoriser les progrès.
Source : Gallica

De l'état des partis et des affaires… (1819)

Mais cette indépendance est un fait grave, mémorable, unique dans l'histoire des nations. Si on le rejette, on insulte à toutes les notions morales et politiques : il fallait donc l'admettre, en accepter les résultats, sous peine d'en renouveler les dangers. La révolution était, en 1814, une puissance, vaincue si l'on veut, mais avec laquelle il fallait traiter, et le traité qu'elle a obtenu en présence de l'Europe armée, c'est la charte, ou du moins la promesse de la charte.
Source : Gallica

De l'état des partis et des affaires… (1819)

Dira-t-on que la classe moyenne est susceptible des mêmes passions que la populace ? Cette chaleur observée dans les élections, tient à des circonstances passagères : elle est d'une autre nature que l'effervescence populaire , qu'on ne pourrait pas assujettir à la direction d'un comité. D'ailleurs , croit-on que les électeurs fussent accessibles à l'esprit de parti dans le jugement d'un prévenu , comme dans la nomination d'un député ? La conscience ne se croit point engagée dans le choix d'un homme: elle s'arrête sur la conviction d'un fait. L'électeur le plus ardent peut être un juré froid.
Source : Gallica

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