Louis de Viel-Castel,
Histoire de la Restauration. Tome 10
(1860-1878)
“ Non : la société, si riche autrefois en magistratures populaires, n'en avait plus une seule; son administration tout entière avait passé dans le gouvernement. La démocratie n'était pas encore là. Ruinée dans les pouvoirs, dénuée dans la société d'institutions qui résistassent pour elle, quel était donc son patrimoine légal? Elle n'en avait pas d'autre que la contradiction ou l'opposition. Dans l'état des choses, sujette de l'aristocratie, elle ne se protégeait que par la liberté de la presse. Si elle la perdait, elle tomberait dans l'esclavage politique le plus absolu. ”
