Achille de Vaulabelle

Achille de Vaulabelle

Résumé

Portrait de Achille de Vaulabelle Achille de Vaulabelle Histoire des deux Restaurations… (1844-1854)

« Votre Majesté trouve-t-elle donc mauvais que sa garde nationale crie vive la Charte ? — Je suis venu ici pour recevoir des hommages et non des leçons, » répond Charles X avec l'accent de la dignité offensée. Un cri unanime de vive le Roi! éclate aussitôt dans tous les rangs de la légion, et le roi continue sa marche.
Lorsque Charles X eut, successivement passé devant le front de toutes les légions, il vint se placer en avant de l'École Militaire et présider au défilé. Les mêmes acclamations se firent encore entendre; mais le cri de vive le Roi! continua à dominer tous les cris.
Source : Gallica

Portrait de Achille de Vaulabelle Achille de Vaulabelle Histoire des deux Restaurations… (1844-1854)

L'Abisbal, demeuré à Madrid avec une autorité presque dictatoriale, fut abordé le premier. On lui représenta l'inutilité de la lutte : la cause des Cortès, d'ailleurs, n'était pas la cause du peuple espagnol, ajoutait-on ; l'immense majorité de la nation repoussait l'acte de 1812, et le général acquerrait des titres à l'éternelle reconnaissance de sa patrie adoptive si, docile à la voix du peuple comme à la voix de l'humanité, il donnait l'exemple d'une soumission qui, seule, pouvait sauver l'Espagne du double fléau de la guerre civile et de la guerre étrangère.
Source : Gallica

Portrait de Achille de Vaulabelle Achille de Vaulabelle Histoire des deux Restaurations… (1844-1854)

M. Hébert, procureur du roi à Évreux, tenait le même langage, mais en d'autres termes ; il invoquait la Charte, le nom du roi et l'Évangile : * On criera sans doute à l'oppression, disait-il ; on se plaindra peut-être de ce que l'on veut, par la violence, empêcher les électeurs d'exprimer librement leurs suffrages : c'est une erreur: le roi veut, au contraire, la liberté absolue des élections. Le droit de voter librement est écrit dans la Charte ; mais elle consacre un autre droit : au chef de l'État appartient la nomination à toutes les fonctions publiques.
Source : Gallica

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