Résumé

Jean Lions Procès des ministres de Charles X, auteurs et signataires des fameuses ordonnances du 25 juillet… (1830)

Ici, Messieurs, finit un ordre de faits. Les élections sont accomplies; le ministère a attenté aux droits civiques des citoyens, il a employé l'autorité qui lui était confiée à violenter les suffrages, c'est-à-dire, à détruire le gouvernement représentatif dans son principe. Quelque gravité qu'aient les autres chefs d'accusation, celui-là ne peut être abandonné, car si une moindre peine l'atteint, il ne le cède à aucun autre par ses résultats.
Source : Gallica

Jean Lions Procès des ministres de Charles X, auteurs et signataires des fameuses ordonnances du 25 juillet… (1830)

La Chambre des députés a bien rempli sa tâche : elle a su constituer le pays aussi vite que le pays a su combattre et vaincre. Envoyés pour sauver nos libertés menacées, nos députés trouvèrent nos libertés proscrites : ils ont pu les rendre et nous les laisser victorieuses et rajeunies. La tyrannie en vain s'est montrée un jour à eux dans tout l'appareil de son audace et de sa force : ils n'ont pas craint de venger le serment de Reims, en brisant les liens qui attachaient la France aux Bourbons, sans s'inquiéter s'ils ne brisaient pas ceux qui l'attachaient à l'Europe.
Source : Gallica

Jean Lions Procès des ministres de Charles X, auteurs et signataires des fameuses ordonnances du 25 juillet… (1830)

Considérant, Messieurs, que vous déciderez par un scrutin secret et individuel pour chaque ministre, si chacun d'eux doit être renvoyé devant la Chambre des pairs comme présumé coupable de trahison, pour avoir commis les divers crimes ou délits dont ils sont tous inculpés, vous avez pris la résolution, la seule qui fût digne de la Chambre : comment en effet concevoir une accusation en masse ?
Source : Gallica

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