Dieudonné Rigau, Souvenirs des guerres de l'empire… (1846)
“ Mais je m'oublie ; je parle de ce qui devrait se faire en France, et nous sommes en Mauritanie. N'oubliez pas, ce que j'ai souvent recommandé, de ne faire mettre le sabre à la main qu'au moment de prendre, si l'on peut, l'ennemi par la barbe ; et cela se conçoit : un sabre indique et inspire l'élan du courage au moment où on le tire du fourreau. Il est donc important, à la guerre, de ne le tenir qu'au moment même d'agir; le soldat qui est fatigué de l'avoir à la main se refroidit, devient machine. ”
