Louis-François L'Héritier, Aventures d'un marin de la Garde impériale… (1833)
“ Nous sommes sur des cadavres. Et d'abord nous n'osons remuer : mais bientôt des gémissemens arrivent de tous cô tés. Je fais quelqu es pas, et je touche des jambes, des bras, des visages. Enfin je parviens à rencontrer le mur ; glacé de terreur, je m'y arrête adossé. A peine je suis là, quelque chose de moite et d'horriblement froid vient se coller contre ma figure. — Va-t'en ! va-t'en ! criai-je en repoussant l'objet qui m'a causé cette pénible sensation. J'entends comme une marche chancelante ; on soupire, un corps tombe. -Grand dieu ! Marin, où êtes-vous? me crie le petit Suisse. ”
