Louis-François L'Héritier

Résumé

Louis-François L'Héritier Aventures d'un marin de la Garde impériale… (1833)

Je sentais assez que je vivais, et que la vie, à vingt-quatre ans, est un bien qu'on doit ménager, conserver et ne risquer qu'à bon escient; d'ailleurs on est toujours économe du pécule qu'on a amassé sou à sou, à force de sueurs et de privations. C'était là tout-à-fait mon histoire : tous mes jours à la file les uns des autres formaient une masse de huit mois de souffrances; je les avais disputés à la gelée, aux coups de lance, au feu homicide des bivouacs, aux paysans russes, aux juifs, au sommeil, à la faim.
Source : Gallica

Louis-François L'Héritier Aventures d'un marin de la Garde impériale… (1833)

Et comme le Béarnais cherchait à doubler le pas : — Ensemble ! lui criai-je, allons ensemble, si vous nous devancez, ce sera comme l'autre fois ; ça nous portera malheur ! — Non, non, Marin, j'ai de bons yeux; venez y dépêchez-vous. C'est un chemin, c'est un chemin. Et l'Auvergnat, pour témoigner sa joie, jeta de toutes ses forces deux ou trois fois sa casquette en l'air.
Source : Gallica

Louis-François L'Héritier Aventures d'un marin de la Garde impériale… (1833)

Au lieu de trente mille hommes qui se sont si héroïquement dévoués à Praga pour l'indépendance de la Pologne expirante , elle en aurait eu deux cent mille à opposer à ses perfides et cruels ennemis. Mais les nobles se croyaient à eux seuls la nation ; ne voulant de la liberté que pour eux seuls, ils se sont trouvés seuls pour la défendre. Qu'importe en effet à vos paysans, d'être Russes, Prussiens, Autrichiens ou Polonais, leur condition devant toujours être la même ?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature