Résumé

A. Jourdain 39 Jours de réclusion dans les prisons de Wilna en 1812… (1858)

Vous êtes sans pain, sans paille, sans bois. Sire, s'écria-t-on de toutes parts, sans lui donner le temps d'achever : du pain, avant tout du pain, nous mourons de faim, Alors l'Empereur élevant la voix et se tournant vers M., de St-Priest, général, vous direz au prince Gortschakoff, gouverneur de Wilna, que j'entends qu'aujourd'hui, aujourd'hui même, entendez-vous, une distribution de pain soit faite à ces messieurs. A ces mots, à l'idée d'avoir du pain, une joie qui tenait du délire s'empara de nous, c'étaient des cris de vive l'Empereur, des bravos, des trépignements
Source : Gallica

A. Jourdain 39 Jours de réclusion dans les prisons de Wilna en 1812… (1858)

Le canon grondait à quelques pas de nous, la fusillade était incessante ; les Cosaques au milieu desquels nous nous trouvions, bien vêtus, bien nourris, donnaient la chasse à nos malheureux soldats, désarmés, mourant de froid, de faim, de fatigues et de misères, et qui n'attendant ni grâce, ni merci de leurs féroces ennemis, s'étaient répandus dans les forêts et les montagnes qui nous entouraient, afin de chercher des vivres et un abri pour se soustraire à leurs recherches et à leurs cruautés.
Source : Gallica

A. Jourdain 39 Jours de réclusion dans les prisons de Wilna en 1812… (1858)

Le froid était excessif. Kaiser dont l'accoutrement était aussi bizarre et plus léger encore que le mien, tremblait de tous ses membres, et je dus étendre sur lui comme sur moi, le grand lambeau de tapis qui m'avait été d'un si grand secours. Nous cheminâmes ainsi côte à côte vers le couvent des Dominicains, pour nous enquérir si Carpon vivait encore : comme il habitait Wilna depuis plusieurs mois, nous espérions obtenir par son entremise, quelques vivres qu'il était alors si difficile de se procurer, même à prix d'argent.
Source : Gallica

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