Lorédan Larchey

Lorédan Larchey

Résumé

Portrait de Lorédan Larchey Lorédan Larchey Les suites d'une capitulation… (1884)

Un jour, la barque au pain, contrariée par le gros temps, était en retard de quarante-huit heures : enfin elle arriva ; mais la mer était tellement agitée, que dans l'impossibilité d'entrer dans le port, il fallut aborder dans une baie voisine. Nous étions au moins deux mille affamés sur les rochers, attendant qu'on débarquât les vivres. Déjà l'on commençait à les descendre à terre, et nous hâtions de nos vœux le moment de la distribution, quand sur la barque nous aperçûmes une vingtaine de marins de la garde qui, après s'être débarrassés des Espagnols, se dépêchent de hisser les voiles.
Source : Gallica

Portrait de Lorédan Larchey Lorédan Larchey Les suites d'une capitulation… (1884)

Le 25 mars, quelques Français, faits prisonniers dans les environs de Tarragone, vinrent augmenter le nombre des exilés. L'aspect de nos soldats était si effrayant, que les nouveaux venus reculaient d'épouvante.
Pendant quatre jours de pénurie, ils eurent tous les yeux fixés sur la mer. Aucune barque ne paraissait à l'horizon. Ils recoururent alors à la bulbe et aux racines sauvages. La faim et la soif devinrent des besoins si impérieux que, dans un quartier retiré de l'ile, trente soldats furent sur le point de se partager en lambeaux le cadavre d'un des leurs, qui avait succombé.
Source : Gallica

Portrait de Lorédan Larchey Lorédan Larchey Les suites d'une capitulation… (1884)

Savoir commander dans une bataille est autre chose que savoir mener une campagne à bomie fin. Mais ce que le général Dupont pouvait faire, c'était partager la captivité de ses soldats, quand il vit sa bonne foi trahie. Du moins, on eût plaint en lui le prisonnier volontaire; on ne pardonna pas au chef qui, seul avec son état-major, bénéficia d'une capitulation violée pour le reste de l'armée.
Source : Gallica

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