Lorédan Larchey,
Les suites d'une capitulation…
(1884)
“ Un jour, la barque au pain, contrariée par le gros temps, était en retard de quarante-huit heures : enfin elle arriva ; mais la mer était tellement agitée, que dans l'impossibilité d'entrer dans le port, il fallut aborder dans une baie voisine. Nous étions au moins deux mille affamés sur les rochers, attendant qu'on débarquât les vivres. Déjà l'on commençait à les descendre à terre, et nous hâtions de nos vœux le moment de la distribution, quand sur la barque nous aperçûmes une vingtaine de marins de la garde qui, après s'être débarrassés des Espagnols, se dépêchent de hisser les voiles. ”
