Résumé

Les français en Espagne... (1868)

Cette inaction forcée de Dupont doublait, quadruplait les forces de l'ennemi, en même temps qu'elle diminuait les nôtres. La junte de Séville déployait une activité incroyable; elle fit un appel à toute la population de l'Andalousie et de l'Estramadure, et la population y répondit avec enthousiasme. On vit accourir sous les drapeaux le riche et le pauvre, le noble et le plébéien, le citadin et le paysan. En moins d'un mois, la junte put opposer aux Français une armée régulière de trenteneuf bataillons et de vingt-un escadrons, pourvue d'une artillerie bien organisée.
Source : Gallica

Les français en Espagne... (1868)

Les habitants de Séville sont plus civilisés que ceux de la plupart des autres provinces de l'Espagne. Les gens du bon ton y sont d'une société fort agréable, et le bas peuple y est bien moins dangereux qu'à Madrid.
Les femmes de Séville sont renommées pour leur beauté et leur amabilité ; elles ont ce bon air, cette bonne grâce que les Espagnols désignent par le mot garbo, et surtout cette vivacité spirituelle et piquante, ce charme ravissant qu'on appelle salero
Source : Gallica

Les français en Espagne... (1868)

La gaieté n'abandonne jamais les Français dans les situations les plus tristes. A notre réveil, ce fut un feu roulant de quolibets et de plaisanteries sur notre hôte et sur la manière dont il avait exercé l'hospitalité envers nous; nous nous demandions si, dans nos rêves de châteaux en Espagne, nous en avions jamais imaginé un plus brillant que celui de Piedra-Buena. Enfin il fallut songer au départ. Ce jour-là nous n'eûmes point de rancho, et il fallut nous contenter pour notre déjeuner de quelques poignées de glands doux que les deux enfants nous vendirent fort cher.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature